Selon le Conseil national des missions locales, le taux de chômage des jeunes français de moins de 25 ans est de 21,5 %. En un an, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans en catégorie A a progressé de 26 %. Autant de réalités qui, en pleine crise, viennent rappeler l’urgence de mesures spécifiques pour l’emploi des jeunes.
Nommé en début d’année en tant que haut-commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch avait promis d’agir, vite. Nicolas Sarkozy a confirmé que le gouvernement allait embrayer rapidement, en annonçant, le 24 mars, un « plan d’urgence » pour l’emploi des jeunes. Il devrait être connu dans le détail à la mi-avril. Mais d’ores et déjà, plusieurs pistes de travail ont été lancées.
Idée phare : « pousser » la formule de l’alternance via des mesures financières incitatives pour les entreprises. L’objectif, fixé par le président de la République, est plus qu’ambitieux : « doubler les contrats ». Autre idée avancée : travailler en priorité sur les branches qui seront en tension au moment de la reprise économique, en débloquant, pour ces secteurs, de nouvelles places d’apprentissage.
Le recours aux contrats aidés semble également tenir la corde. Le ministère de la Culture a d’ailleurs ouvert la marche fin mars, en publiant deux textes qui visent à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes dans les métiers de la culture par le biais de contrats aidés. Objectif fixé : 10 000 contrats en 2009.
Le service civique serait enfin mobilisé dans ce vaste plan d’urgence, pour lequel reste cependant à définir si ce n’est l’essentiel tout au moins un point d’importance : le financement. Martin Hirsch avait évoqué la somme de 1,5 milliard sur deux ans. Comment les trouver ? Réponse attendue pour le 15 avril.