Le 19 mars, le Plan local pour l’insertion et l’emploi de Quimper communauté-Pays Glazik a organisé à Quimper une table-ronde sur le thème de l’accueil et de l’intégration des nouveaux salariés.
Autour de la table, des dirigeants et cadres d’entreprise (Géant, Doux, Armoric, O2, Ar Glizh, Actual interim, Restaurant administratif du Conseil général), des membres de la direction de l’insertion du Conseil général, des conseillers du Plie et des anciens bénéficiaires ont échangé sur les bonnes pratiques.
« Cette question de l’intégration et donc de la fidélisation des salariés est un enjeu crucial, a rappelé en préambule Stéphanie Daniel du Plie. Elle l’est pour nous qui visons l’emploi durable et elle l’est pour les entreprises qui ont tout intérêt à limiter le turn-over dans leurs équipes. »
Dans la méthode de placement des demandeurs d’emploi utilisée par le Plie (dite méthode IOD pour intervention sur l’offre et la demande), cette préoccupation se traduit par un suivi post-embauche particulièrement soigné. « Nous avons identifié plusieurs leviers favorables à une intégration réussie : la présentation du nouveau salarié à ses collègues, l’attention portée à la définition du contenu du poste et de sa place dans l’atelier ou le service, l’identification et la mobilisation de personnes ressources, la négociation d’objectifs progressifs et de paliers d’intégration, l’organisation de points réguliers entre le salarié et son responsable direct », a détaillé Arnaud Le Menn, coordinateur du Plie.
Dans les entreprises, de nombreuses initiatives ont été prises ces dernières années. Le tutorat, qui permet à un nouvel arrivant d’être parrainé par un collègue, est désormais assez répandu et semble plébiscité. « Nous avons formé six tuteurs après avoir identifié une carence dans nos procédures d’accueil, a ainsi illustré Patrice Poirier, directeur du restaurant administratif du Conseil général. Le dispositif bénéficie aujourd’hui aux nouveaux salariés mais aussi aux stagiaires. »
Les employeurs de saisonniers (comme Géant ou Armoric) ont mis sur pied des réunions d’intégration pour accueillir la main-d’œuvre occasionnelle. « Nous y présentons des vidéos sur l’entreprise, nous diffusons de la documentation sur les règles d’hygiène et de sécurité et proposons une visite des locaux », a indiqué Anne-Christine Seznec d’Armoric. « Chez Doux, nous en sommes aux prémices de la réflexion sur l’intégration des ouvriers, a reconnu Gonzague de Massol, responsable ressources humaines. En revanche, nous avons mis sur pied des parcours d’intégration qui peuvent durer trois semaines pour les cadres. » Tous les participants ont insisté sur l’importance de la communication pour garantir la qualité de l’accueil.
Enquête d'emploi n°22 - Avril 2009