Parcs Nationaux de France

Un accompagnement sur-mesure pour les artistes

Les plus démunis d’entre eux peuvent-ils réussir à vivre de leur art ou doivent-ils utiliser différemment leurs compétences ? Des experts vont les guider vers la professionnalisation.

Le Conseil général du Finistère et la coopérative d’activité Chrysalide ont mis sur pied un dispositif d’accompagnement spécifique des artistes relevant des minima sociaux. « La demande est venue du Conseil général : les travailleurs sociaux ont du mal à trouver des réponses à l’orientation des artistes vers l’insertion professionnelle, raconte Colette Rodet, co-gérante de Chrysalide. Leur préoccupation a croisé la nôtre puisque nous travaillions au même moment sur le montage d’une section spéciale de la coopérative destinée aux artistes : Artenréel. Émilie Kermanac’h, spécialiste des métiers artistiques recrutée pour animer cette section va donc aussi apporter son expertise au public orienté par les services sociaux du Conseil général. »

Dégager des revenus

Une expérimentation vient de démarrer avec une douzaine de bénéficiaires.

« L’idée, c’est de vérifier avec ces personnes que leur projet artistique puisse être aussi un projet professionnel et de le confronter à la réalité pour voir s’il peut effectivement leur permettre de dégager des revenus », explique Colette Rodet.

Pour cela, Chrysalide va travailler avec des structures culturelles finistériennes (telles que la Carène, le Fourneau, Très tôt théâtre, le Centre atlantique de la photographie, Musiques et danses ou la compagnie Patrick Le Doaré…) qu’elle sollicitera pour poser un regard professionnel sur les créations et la démarche des artistes.
« La réflexion ainsi menée pourra conforter le projet et le guider vers la professionnalisation ou pourra amener à conseiller aux personnes d’utiliser leurs compétences différemment, par exemple en animant des ateliers. Elle pourra aussi, si besoin, aider à faire prendre conscience que la voie choisie n’est peut-être pas la bonne… » Le dispositif comprend un accueil diagnostic réalisé au cours de deux entretiens d’une heure, un accompagnement individuel d’une dizaine d’heures et des formations complémentaires collectives limitées à 80 heures (par exemple sur le statut des artistes ou sur les méthodes de montage de projet…).

Enquête d'emploi n°25 - Juillet 2009

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