Parcs Nationaux de France

47 000 Finistériens concernés par le RSA

Le 1er juin, le revenu de solidarité active entre en vigueur. Il doit bénéficier à la fois aux demandeurs d’emploi qui touchaient jusqu’à présent les minima sociaux et à des salariés aux très bas revenus, qui y gagneront un complément financier.

À ce jour, le département du Finistère compte 14 000 bénéficiaires du RMI. Après demain, le revenu de solidarité active devrait, selon les estimations ministérielles, concerner 47 000 Finistériens. Une augmentation substantielle des chiffres, très largement due au fait que le RSA ne va pas seulement intéresser les personnes aujourd’hui privées d’emploi, mais ouvrir un droit à complément de revenus à ceux dont les salaires sont très faibles.

Repères

Le revenu de solidarité active a été créé par la loi du 1er décembre 2008.
L’ouverture des droits au RSA sera activée à compter du 1er juin.
Les bénéficiaires du RMI et de l’API basculent automatiquement dans le RSA. Les autres personnes susceptibles d’être concernées doivent vérifier si elles le sont ou non, via un test qui peut s’effectuer sur www.caf.fr, ou en téléphonant au 39 39.
Les premiers versements de l’allocation RSA sont prévus à compter du 5 juillet 2009.

Concrètement, le mouvement de bascule entre les deux dispositifs ne devrait pas changer la donne pour les actuels bénéficiaires du RMI : ils toucheront la même allocation, qui changera de nom. Même cas de figure pour les actuels bénéficiaires de l’allocation parent isolé, qui disparaît elle aussi au profit du RSA. Pour l’ensemble de ces personnes, les démarches se feront automatiquement : elles passeront de leur allocation actuelle au RSA.
La nouveauté va concerner les personnes qui retrouvent un emploi, à temps partiel par exemple, qui ne leur assure que de très bas revenus. Dans ce cas, le RSA interviendra pour elles en complément de ressources, jusqu’à hauteur de 1,08 smic pour une personne seule, de 1,8 smic pour un couple avec deux enfants. L’allocation sera dégressive au fur et à mesure que les revenus du travail vont augmenter.

 

Orientation vers l’emploi

Pour l’ensemble des futurs bénéficiaires, un contrat d’insertion devra être défini, pour lequel les services du Conseil général et ceux de Pôle emploi devront travailler main dans la main. Objectif : ramener chacun vers une vie digne, où l’emploi a sa place. Reste que le contexte actuel ne facilitera pas les choses…
« Le RSA a été créé à un moment où le chômage s’orientait à la baisse, où de nombreux secteurs manquaient de bras. Alors que se multiplient les plans sociaux, je crains que le RSA ne se fracasse sur la réalité économique », soupire Richard Ferrand, vice-président du Conseil général délégué à l’insertion. Défavorable au RSA, parce qu’il risquerait « d’institutionnaliser la précarité » en maintenant les personnes dans des emplois peu rémunérés, le Conseil général doit pourtant se plier à la loi. « La priorité sera de maintenir le lien entre accompagnement social et orientation vers l’emploi. Pour cela, nous comptons bien construire une boîte à outils commune avec l’État. »

Note : www.rsa.gouv.fr

Enquête d'emploi n°23 - Mai 2009