Sous le vaste hangar situé sur le Port-Rhu, à Douarnenez, un cotre de Carantec et un misainier de Quimperlé commencent à prendre forme. Une vingtaine d’élèves s’affairent autour des bateaux, chacun à un poste bien précis.
Un troisième bateau, plus moderne, sera mis en chantier d’ici peu. Les trois voiliers devront être terminés au mois de juin, date à la laquelle les élèves passeront leur CAP charpente de marine. Les techniques traditionnelles et modernes n’auront alors plus guère de secret pour eux.
• Lycée professionnel Jean Moulin (Plouhinec), rens. 02 98 70 77 12
- CAP entretien et réparation des embarcations de plaisance
- CAP charpente marine destinée aux élèves ayant une formation bois. Possibilité de formation complémentaire en agencement du secteur nautique.
• Institut nautique de Bretagne (Concarneau), rens. 02 98 50 84 84
- Certificat de qualification professionnelle d’agent de maintenance nautique (contrat de professionnalisation)
- Cadre technico-commercial de l’industrie nautique et des services nautiques
- BEP mécanicien de marine.
• IUT de Brest, rens. 02 98 01 60 53
- Licence pro conception et fabrication de structures en matériaux composites
- Licence pro maintenance portuaire et navale (contrat de professionnalisation).
• Chambre de métiers et de l’artisanat (Quimper), rens. 02 98 76 46 35
- CAP réparation entretien des embarcations de plaisance.
• Chambre de commerce et d’industrie de Brest, rens. 02 98 30 45 84
- Technicien supérieur des forces de vente-spécialisation industrie et services nautiques.
De nombreuses formations existent également dans les départements voisins, notamment à l’Afpa d’Auray, au lycée professionnel d’Étel.
« Ils pourront postuler auprès d’entreprises de construction ou de réparation bois. Ils pourront aussi bien travailler sur de vieux gréements, des bateaux de plaisance, des chalutiers bois… Contrairement à ce que beaucoup croient, il y a du boulot pour les charpentiers de marine », assure Paul Robert, le président de la FRCM-Ateliers de l’enfer.
Chaque année, le CAP affiche complet. Les recrues viennent de la France entière, voire de l’étranger, pour suivre les 40 semaines de formation (dont 8 en entreprise) à Douarnenez. Ils sont demandeurs d’emploi ou en congé individuel de formation.
Les charpentiers de marine ne sont pas les seuls à intervenir sur le cotre et le misainier. Leurs collègues des certificats de qualification professionnelle (CQP) ouvrier voilier et ouvrier sellier participent également. « Ces deux CQP ont été mis en place à la demande de la Fédération des industries nautiques. Les voiliers et les selliers partent en retraite et leur savoir disparaît. Comme il n’existait pas de formation, ces deux CQP ont été créés », rappelle Paul Robert. La formation de voilier a démarré en 1990.
Les élèves apprennent durant 30 semaines (dont 4 en entreprise) à dessiner, tracer, couper, assembler, les voiles et spinnakers dans des matières traditionnelles et très modernes. Les débouchés sont assurés pour les diplômés, surtout sur la côte méditerranéenne. Les selliers n’ont pas non plus de difficultés à trouver un emploi. Cette formation date de 2006. Les selliers fabriquent toutes les protections extérieures (capotes, tauds, bâches…) et intérieures (coussins, capitonnages…) des bateaux. La formation dure 28 semaines dont 4 en entreprise. Paul Robert aimerait désormais ouvrir un CQP de voilier gréeur. Il attend le feu vert de la Fédération des industries nautiques.
Enquête d'emploi n°21 - Mars 2009
Note : www.lesateliersdelenfer.fr