Parcs Nationaux de France

La polyvalence comme un atout

La dernière rentrée de septembre à l’Afobat 29, le centre de formation des apprentis dans le bâtiment, n’a pas vraiment connu la crise. Du moins, en peinture où les effectifs sont restés stables et où les sections ont toutes fait le plein.

Cette année, 120 jeunes préparent ainsi un CAP, une mention complémentaire ou un brevet professionnel (BP). « À la rentrée, nous avons ouvert de manière exceptionnelle un groupe supplémentaire en BP parce qu’il y avait de la demande, ajoute Hervé Thomas, le directeur de l’établissement basé à Quimper. En fonction du nombre d’inscriptions, nous verrons si nous le maintenons l’an prochain. » Rien n’est moins sûr vu le contexte actuel où les embauches de peintres ont subi un coup d’arrêt. « C’était dans l’air depuis deux ans déjà, tient à nuancer Hervé Thomas. La crise n’a fait qu’accentuer ce phénomène. »

Pose de revêtements de sol

Pour autant, son discours sur la formation n’a pas changé. Lui et son adjoint, Pierrick Le Foll, encouragent en effet les apprentis de ces sections à prolonger leur apprentissage en se tournant vers un autre diplôme, celui de CAP solier-moquettiste. Le but est d’acquérir de nouvelles compétences dans la pose de revêtements de sol. Cette polyvalence représente un atout pour postuler à un emploi. « Actuellement, le savoir-faire d’un solier-moquettiste demeure très recherché par les entreprises, expose Pierrick Le Foll. Les employeurs apprécient en effet que leurs ouvriers puissent réaliser les deux types de travaux. » Cette évolution fait partie des caractéristiques de la formation au métier de peintre.
Depuis quelques années, un autre constat s’impose doucement. De plus en plus de diplômés de l’enseignement supérieur (bac, BTS, DUT voire plus) viennent frapper à la porte de l’Afobat 29. À l’entrée en CAP, ils représentent environ la moitié des effectifs. L’autre moitié est issue des classes d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa). « Parmi le public de diplômés, indique Pierrick Le Foll, nous accueillons un certain nombre de jeunes filles qui ont suivi des études dans des filières tertiaires où les débouchés sont minces. »
Ces jeunes-là se voient alors proposer un parcours individualisé. En CAP par exemple, ils sont dispensés des matières générales. L’objectif est de leur faire acquérir les bases du métier.

Enquête d'emploi n°20 - Février 2009