Plan de sauvegarde de l'emploi, indemnité spécifique, conseillers des salariés, actions à mener au plus vite, droits des salariés...
Il est obligatoire pour les entreprises d’au moins 50 salariés envisageant de licencier au moins 10 salariés. Son but : limiter le nombre de licenciements, puis, s’ils sont inévitables, faciliter le reclassement. Il doit être soumis aux représentants du personnel, et peut proposer des départs en préretraite ou des reclassements internes
et externes.
La loi de modernisation sociale prévoit une indemnité spécifique au licenciement qui doit s’élever à deux fois le montant de l’indemnité prévue en cas de licenciement pour motif personnel.
Pour les entreprises qui ne disposent pas de représentants du personnel, tout salarié a le droit de se faire assister, durant son entretien préalable au licenciement, par un conseiller. Leur liste est disponible auprès de la Direction du travail et dans les mairies.
Quand une entreprise ferme, la priorité est à l’action. Les salariés concernés doivent se rendre au plus vite auprès du tribunal de commerce pour mettre en route une procédure de liquidation judiciaire. Le juge nommera un liquidateur afin de régler les créanciers, délivrer une lettre de licenciement aux salariés, ainsi qu’une attestation Assedic et un certificat de travail. Sans ces précieux sésames, le risque est de ne pas pouvoir prétendre à l’assurance chômage.