Parcs Nationaux de France

« Le travail est devenu moins précaire »

Serge Talarmin, professeur de guitare

Tous les vendredis soir, Serge Talarmin donne des cours de guitare à Gouesnou. Pour ses élèves, ce temps de détente marque le début du week-end. Pour le professeur au contraire, ce n’est que le prélude d’une journée bien chargée. « Je travaille sur le temps de loisirs des autres : en fin de journée, de 16 h à 21 h, et le samedi. » Un rythme de vie que le guitariste a appris à apprécier, depuis ses débuts en 1991. « L’avantage, c’est que j’ai du temps libre dans la journée », sourit-il.
Quand il a commencé à exercer ce métier, Serge Talarmin devait beaucoup se déplacer pour réussir à cumuler suffisamment d’heures. « J’allais jusqu’à Pleyben », se souvient-il. Depuis, il a fait son trou sur l’agglomération brestoise, et limite donc les kilomètres. Cette année, il travaille pour quatre structures différentes : trois maisons pour tous (MPT) à Brest, et une association à Gouesnou. Il totalise ainsi 28 heures de cours, individuels ou collectifs, par semaine. Soit un temps plein d’animateur-technicien en secteur socioculturel.
Embauché en CDI par chaque association, il s’en sort avec un « revenu viable et régulier » à la fin du mois. « Je ne travaille pas pendant les vacances scolaires, mais j’ai quand même un salaire fixe tous les mois. Depuis l’adoption de la nouvelle convention collective il y a une dizaine d’années, le travail d’animateur-technicien est devenu moins précaire. Avant, nous étions payés à l’heure », rappelle le professeur de guitare.

Dans le métier, rare sont ceux qui obtiennent un temps plein dans une seule et unique structure. Avoir plusieurs employeurs ne déplaît pas à Serge Talarmin. Au contraire. « Cela évite la routine. Et puis il y a moins de risques de se retrouver au chômage si une des associations qui nous embauche à des difficultés financières. En plus, s’il y a une mésentente, on peut toujours quitter une structure, il nous en reste d’autres. »
Finalement, le seul véritable risque pour le professeur de guitare, c’est d’avoir moins d’élèves, donc moins d’heures de cours et moins d’argent. Mais il ne se fait pas trop de souci : « Mon instrument est très demandé », se rassure-t-il.

Enquête d'emploi n°24 - Juin 2009
Serge Talarmin, professeur de guitare