Parcs Nationaux de France

Keit vimp Bev a consolidé ses emplois

Le président de la petite maison d’édition Keit vimp Bev, située à Laz, peut être satisfait. Sur les cinq personnes en contrat aidé l’an passé, il ne reste aujourd’hui plus qu’un salarié dans cette situation. Mais pour en arriver là, Yann-Fanch Jacq a dû faire des choix.
« Jusqu’en 2000, l’association vivotait. Il fallait faire quelque chose. Soit on s’arrêtait là, soit on passait à la vitesse supérieure. Nous avons donc placé la barre haute grâce aux aides dont nous avons pu bénéficier. » Mais ces aides ne durent pas toujours et la question s’est posée un jour de pérenniser ou non les emplois. Et surtout, avec quels moyens. « Il faut être honnête, une fois que vous avez formé les gens, vous préférez les garder. »

L’association cherche donc des moyens de financer ces postes. D’abord en étant plus précis sur les comptes, en diversifiant l’offre avec de nouveaux produits, mais aussi en réduisant la masse salariale. « Il n’y a pas de miracle, nous avons dû réduire les charges salariales en passant de 5,7 équivalents temps pleins à 4,7 pour pouvoir pérenniser les contrats aidés. »
Ainsi, un poste de journaliste a été supprimé et les autres emplois ont été consolidés. Question de priorité. « Dès qu’une association grandit, cela devient une affaire économique qu’il faut gérer », reconnaît Yann Fanch Jacq pour qui la valeur associative reste cependant primordiale.

« Ce nouveau mode de fonctionnement nous a aussi permis de relancer le fonctionnement associatif en impliquant plus les bénévoles, se félicite le président. Ils ont tendance à se mettre en retrait quand il y a des salariés alors qu’ils sont la raison d’être de l’association. Nous leur redonnons toute leur place en leur proposant des missions précises. »

Enquête d'emploi n°24 - Juin 2009
Yann-Fanch Jacq recherche constamment de nouveaux produits. Le dernier en date, un ours en peluche qui raconte des histoires en breton...