Les associations y ont recours pour embaucher à moindre coût. Mais les emplois sont très rarement pérennisés...
La Région accompagne également, sous certaines conditions, la création d’emplois dans les associations. Le poste doit notamment être un CDI au moins à mi-temps pour une association s’inscrivant dans un vrai projet de consolidation de son activité. L’aide est au prorata du temps de travail et dégressive sur quatre ans. Ainsi, l’association peut bénéficier d’un montant variant de 15 000 euros pour l’équivalent d’un temps plein la première année à 5 000 euros la dernière année. Sur 151 dossiers instruits en Finistère depuis 2005, 64 ont abouti à une aide, soit l’équivalent de 2,7 millions d’euros versés par la Région.
Sur les 28 000 salariés du monde associatif finistérien, quelque 2500 sont en contrat aidé. Avec un faible taux de pérennisation à la clé puisque seuls 15 % de ces emplois seront consolidés. Un phénomène qui s’explique facilement. « Pour l’association, le contrat aidé est une solution à court terme, expose Albert Billon, de la Direction départementale du travail. Il pallie une insuffisance financière. » Insuffisance qui n’est généralement pas comblée à la fin du contrat. « Le salarié doit considérer cette expérience comme un tremplin, une passerelle qui permet de mettre le pied à l’étrier. »
Les associations employeurs bénéficient actuellement de deux types de contrats aidés : le contrat d’avenir (CA) et le contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE). Si le premier est réservé aux bénéficiaires des minima sociaux, le second est destiné à tout public en situation difficile d’insertion sociale et professionnelle. Les contrats varient de 12 à 24 mois pour une durée hebdomadaire moyenne de travail de 25 heures. Si ces contrats aidés sont particulièrement intéressants pour les associations, c’est que l’État prend en charge jusqu’à 90 % du salaire versé (Smic). Depuis début 2009, 633 nouveaux CAE et 429 CA ont été signés en Finistère.
Enquête d'emploi n°24 - Juin 2009