Parcs Nationaux de France

Une crèche inter-entreprises pour les lève-tôt

C’est le premier jour à la crèche pour Nolan, quatre mois. Avec sa maman, ils découvrent la crèche Tôt ou tard à Saint-Évarzec et surtout le personnel, qui s’occupera quatre jours par semaine du petit bonhomme.

« En moyenne, Nolan viendra de 8 h à 18 h 15 mais parfois, je serai obligée de l’emmener beaucoup plus tôt. Ici, c’est possible. Ce n’est pas le cas dans les autres crèches et chez les assistantes maternelles du secteur », indique Gwénaëlle, responsable qualité chez Maréval.

Son entreprise a réservé trois places dans la crèche Tôt ou tard. « Maréval est sensible à ces problèmes de mode de garde. Et pour cause : le personnel a en moyenne 32 ans », poursuit la jeune femme.
Dix autres entreprises de la zone de Troyalac’h (Saint-Évarzec) sont membres de l’association Alience Cornouaille qui gère Tôt ou tard. « La société Monique Ranou a lancer cette crèche. Elle partait d’un constat très simple : les horaires décalés posent des problèmes de garde aux parents. Certaines mamans sont même contraintes de s’arrêter de travailler », note Véronique Thomas, directrice de Tôt ou tard. Les horaires de la crèche sont donc calés sur ceux des entreprises du secteur (agroalimentaire, intérim…) : 5 h 30 à 22 h 30. Ils concernent la moitié des enfants.
Par voie de conséquence, les 14 salariés (éducatrices de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture, animatrices petite enfance…) se sont aussi mis « aux trois huit ». « Nous faisons notre possible pour ne pas trop perturber le rythme de l’enfant. Ainsi, les petits qui arrivent à 5 h 30 sont recouchés. On leur donne leur petit-déjeuner à leur réveil », décrit Véronique Thomas.
Cette souplesse séduit nombre de parents et futurs parents. Mais, Tôt ou tard est réservé aux salariés des 11 entreprises adhérentes et aux habitants de la Communauté de communes du Pays Fouesnantais. « Et même pour eux, nous avons une liste d’attente », se désole la directrice.

Enquête d'emploi n°3 - Mars 2007