Parcs Nationaux de France

Emploi : la situation se dégrade

La 12e réunion de suivi de l’économie départementale, jeudi 30 avril, a confirmé la dégradation de la situation finistérienne.

Certains indicateurs rendus publics par le préfet Pascal Mailhos deviennent inquiétants. Il ne l’a pas caché. « La résistance s’effrite », a-t-il ainsi reconnu.

Quelques signaux positifs malgré tout

Jeudi 30 avril, le préfet n’a cependant pas voulu donner un aperçu trop sombre de la situation économique du département. Il a ainsi indiqué que la mesure pour inciter les très petites entreprises à embaucher commençait à porter ses fruits. Depuis janvier jusqu’à mi-avril, Pôle emploi a reçu 792 dossiers. 413 ont été acceptés et 320 sont en cours d’instruction. Seuls 59 ont été rejetés.
Pascal Mailhos a également relayé les mesures nationales en faveur de l’emploi des jeunes qui visent à encourager davantage les formations en alternance. Pour 2009, il table ainsi sur la signature de 3 500 contrats d’apprentissage (contre 3 100 en 2008) et 2 000 contrats de professionnalisation (contre 1 700 l’an passé). Une sensible hausse des contrats aidés est par ailleurs annoncée. Dans le département, l’objectif pour cette année est de 6 000, soit 1 000 de plus qu’en 2008.

Depuis le début de l’année, le chômage partiel est fortement sollicité. En mars, près de 60 000 heures ont été demandées par les entreprises. C’est dix fois plus qu’en mars 2008. Le chiffre pour le mois dernier (arrêté au 23 avril), soit 86 182, n’est guère meilleur. Et phénomène nouveau : les petites voire très petites entreprises « de tout secteur » commencent elles aussi à recourir au chômage partiel.

 

500 suppressions de poste

L’emploi quant à lui n’est pas au mieux. En mars, le département comptait 28 921 demandeurs d’emploi. Par rapport à mars 2008, le chômage a augmenté de 16,5 % en Finistère. La progression la plus sensible (+ 45,7 %), et « la plus sérieuse » selon le préfet, concerne les hommes de moins de 25 ans. La mauvaise passe que traversent en ce moment les entreprises n’est pas étrangère. En mars, la préfecture fait état de 856 licenciements économiques contre 568 un an plus tôt à la même période. « 500 autres suppressions de poste » sont envisagées principalement dans les secteurs automobile (Livbag, Cummins filtration) et électronique (Jabil, Asteel-Flash, Novatech…).
Pour les territoires où sont installées ces entreprises, la mise en place de convention de revitalisation est à l’étude. « Partout où nous pourrons le faire, nous le ferons », a indiqué Pascal Mailhos. Pour que ce dispositif puisse être activé, il faut d’abord que les termes des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) soient validés et le nombre de licenciements arrêté. « La concrétisation de ces 500 suppressions de poste devrait intervenir entre juillet et septembre », prévoit Jean-Paul Bertho, le directeur départemental du travail et de l’emploi.

Progrès/Courrier n°3259 - 8 Mai 2009