Parcs Nationaux de France

Engagez-vous dans la Marine nationale !

La Marine nationale recrute chaque année 3500 personnes en France. Un besoin continu, tous niveaux de qualification confondus.

Si comme toutes les armées la Marine nationale est touchée par les restrictions budgétaires et les réductions d’effectifs annoncées récemment, elle n’en demeure pas moins un recruteur majeur sur le territoire.

« Le Bureau finistérien d’information sur les carrières de la Marine constitue le plus important vivier de candidatures parmi les 35 bureaux français. Nous traitons en moyenne 800 dossiers chaque année », précise ainsi le major Jacques Géléoc, à Brest. Et chaque année, la Marine recrute quelque 3 500 personnes, dans les métiers les plus divers, pour des carrières de quelques mois ou plusieurs années.

Les candidatures affluent, vis-à-vis d’un corps d’armée qui recrute « à tous les niveaux, et dès 17 ans », précise le major. Première porte d’entrée : les volontaires, qui peuvent postuler sans niveau préalable requis. Une fois sélectionnés, ils suivent une formation initiale de cinq semaines, avant de poursuivre sur une formation complémentaire.

Ils partent ensuite pour un contrat d’un an, renouvelable plusieurs fois. La rémunération n’est guère élevée (de l’ordre de 700 euros mensuels) « mais il s’agit là d’une découverte des métiers de la Marine. Ensuite, les jeunes volontaires peuvent progresser».

Autre piste : les contrats de matelots de la flotte*. Ouverts aux candidats de 17 à 25 ans (niveau 3e jusqu’au bac), ils prévoient un engagement de quatre ans, après sélection. Originalité de ces contrats : « La Marine a voulu les ouvrir au plus grand nombre, et notamment aux jeunes sans diplôme. Pour cela, nous travaillons avec les Missions locales, qui orientent vers nous les candidats correspondant à ces profils dits “égalité des chances” ».

« Égalité des chances »

Sur les 3 500 recrutements annuels, 1 800 se font sur des contrats matelots de la flotte, dont 500 en contrats égalité des chances. Les candidats sélectionnés ne sont pas soumis, contrairement aux autres, à des tests de niveau. Ils doivent cependant, comme tous, passer des entretiens de motivation, et des tests d’aptitude physique et psychologique.

Pour des jeunes non diplômés, la perspective est plutôt alléchante : « Le salaire d’un engagé est de 1 178 euros par mois, et les primes d’embarquement font très vite monter le tout à 1 400 euros ». Au bout de deux, quatre ou six ans, selon les aptitudes de chacun, la Marine offre par ailleurs la possibilité de passer un brevet d’études techniques, selon la spécialité choisie. De quoi prendre du galon dans la Marine, mais aussi valoriser son expérience au civil : « Des reconnaissances de nos diplômes sont ensuite possibles dans le civil, par la VAE ».

Note : * Ces contrats ont remplacé les formules d’engagement initial longue et courte durée.
BICM de Brest : 19, rue Yves Collet – BP 34 - 29240 Brest armées, tél. 02 98 22 04 27
www.marinerecrute.gouv.fr

Un partenariat ANPE-Marine mobilité

Chaque année, en France, pas moins de 2 500 marins d’État utilisent les compétences de Marine mobilité pour les accompagner dans leur démarche de reconversion. Dédié au reclassement civil du personnel militaire, ce service dispose de bureaux en région, dont un à Brest. Si le but des antennes de Marine mobilité est bien d’anticiper sur les fins de contrats, pour éviter que les anciens marins ne se retrouvent au chômage, la réussite n’est pas systématique. D’où l’idée de développer un partenariat avec l’ANPE.

 

Accompagnement personnalisé

 

Lancée à titre expérimental entre l’ANPE du Nord Finistère et l’antenne brestoise de Marine mobilité le 15 juin 2007, la démarche vient d’être officiellement mise en place. Preuve que les résultats de l’année test ont convaincu : en un an, plus de 70 anciens marins, sur les 300 contactés, ont profité des avantages de cette nouvelle prestation.

Dans la pratique, le partenariat permet à un ex-militaire de continuer à bénéficier de l’accompagnement personnalisé de Marine mobilité, une fois devenu demandeur d’emploi, pendant une durée de six mois maximum. Le suivi mensuel, traditionnellement assuré par l’ANPE, est dans ce cas réalisé par un consultant du service de la Marine, qui connaît bien les métiers de la mer et le monde militaire.

De son côté, l’ANPE s’engage à fournir à ce référent Marine mobilité les offres d’emploi dont elle dispose. Ce qui permet au demandeur d’emploi de profiter d’un double appui, qui multiplie ses chances de sortir rapidement du chômage.

Enquête d’emploi n°15 – Juillet 2008