Parcs Nationaux de France

Les formations en agroalimentaire en Finistère

  • BTS IAA au lycée Le Cleusmeur à Lesneven
  • Le Bepa à la Maison familiale rurale de Ploudaniel
  • Formation en alternance à l'Ifria Bretagne et l'UBO à Quimper

Le BTS IAA, sésame pour l'emploi au lycée Le Cleusmeur à Lesneven

L’agroalimentaire comme reconversion. C’est le choix qu’ont fait Cathy et Caroline. Pour y parvenir, elles ont opté pour la formation continue et préparent le BTS IAA au lycée Le Cleusmeur à Lesneven. En juin, elles obtiendront leur diplôme préparé en un an. « Je travaille actuellement dans la grande distribution, précise Cathy, 28 ans et bénéficiaire d’un congé individuel de formation. Je voulais faire autre chose et je sais que l’agroalimentaire demeure un secteur porteur qui recrute. » Caroline, 29 ans, a connu « une longue période » de chômage avant d’intégrer cette formation. « Auparavant, j’exerçais un métier dans la finance à Paris, confie-t-elle. J’ai découvert l’agroalimentaire cette année et mon objectif est de retrouver un emploi. »

« Il reste des places »

Chacune a effectué un stage de sept semaines. « Il nous donne confiance en nous et nous permet de mettre en application toutes les connaissances apprises pendant les cours », indiquent-elles.

« Cette formation est exigeante, elle nécessite du travail personnel et de la motivation, souligne Marie-Noëlle Le Pennec, responsable de la formation continue dans l’établissement. Mais à la sortie, les diplômés peuvent choisir la filière où ils veulent travailler. »

Cette année, seulement neuf adultes, de 24 à 55 ans, préparent ce BTS. « Comme les entreprises, nous avons des difficultés à remplir nos salles de cours alors qu’il reste des places. » Ce BTS IAA est également proposé en formation initiale en deux ans. Le lycée Le Cleusmeur fait enfin passer des certificats de qualification professionnelle (CQP) pour les salariés. « Nous accueillons chaque année 120 stagiaires par an, reprend Marie-Noëlle Le Pennec. Les entreprises de notre bassin d’emploi sont demandeuses pour faire évoluer les compétences de leur personnel. »

Note : Lycée Le Cleusmeur propose aussi un CAP IAA et un CQP conducteur de ligne. Les inscriptions sont en cours. Renseignements au 02 98 21 23 24 ou www.agrotech-formations.com

 

Le Bepa à la Maison familiale rurale de Ploudaniel

Gaëtan, Julien, Fabien et Thomas, en deuxième année de Bepa industries de transformation, ne feront sans doute pas carrière dans l’agroalimentaire. Ces élèves de la Maison familiale rurale de Ploudaniel se dirigeront vers d’autres métiers, plus artisanaux. « Leur choix montre que nous sommes confrontés à la mauvaise image des industries agroalimentaires, explique Patrice Joubert, un de leurs formateurs. Les élèves recherchent donc des petites structures où le travail leur semble plus concret.»
Quel que soit leur projet professionnel, cette formation leur sera utile pour l’avenir. « Nous leur montrons les procédés de transformation utilisés dans l’industrie. Ils les utilisent pendant leur stage et les réalisent à l’aide de matériel artisanal », précise Patrice Joubert. Au programme des cours figurent aussi la présentation des machines et des produits ainsi que l’élaboration des recettes. L’alternance entre les périodes en classe et en entreprise est précieuse pour découvrir le monde du travail.

D’un Bepa à un bac pro

Le Bepa débouche sur les métiers de technicien de fabrication ou de responsable de ligne. Ce diplôme conduit aussi au bac professionnel des bio-industries de transformation proposé par l’établissement de Ploudaniel. Ces diplômes préparés en trois ans constituent un véritable atout.

« Les entreprises de la région sont demandeuses. Les jeunes ont de belles opportunités d’emploi, indique Patrice Joubert. Ils ont des compétences et disposent d’une longueur d’avance pour faire progresser leur carrière. »

Une formation à la demande des entreprises à l'Ifria Bretagne et l'UBO à Quimper

Jean-Philippe Canault, 25 ans, s’apprête à obtenir son diplôme. Depuis trois ans, à Quimper, il suit la formation d’ingénieur mise en place par l’Université de Bretagne occidentale et l’Institut de formation régional des industries agroalimentaires. Titulaire d’un bac scientifique et d’un DUT de biologie appliquée, le jeune homme a d’abord travaillé au centre de recherche et de l’innovation de Dijon. « Je voulais cependant aller plus loin en intégrant une formation proche du monde du travail », indique Jean-Philippe.

L’apprentissage, une voie royale

Il n’a pas été déçu. « Cette formation en alternance a été créée pour répondre à la demande et aux besoins des entreprises qui recherchaient des cadres, aptes à manager des équipes tout en ayant de solides connaissances techniques », rappelle Christophe Meurou, un des deux ingénieurs coordonnateurs de la formation. Cinq promotions en sont déjà sorties. 80 % des étudiants ont une offre d’emploi dès la délivrance de leur diplôme et 100 % sont en poste un an après. « Ces chiffres montrent que l’apprentissage est une voie royale vers l’insertion », souligne Christophe Meurou.
Pendant trois ans, les apprentis* restent dans la même entreprise et découvrent l’ensemble des services qualité, maintenance, production… « On leur confie de vraies missions et leur maître d’apprentissage veille à les responsabiliser dans leurs travaux », reprend Christophe Meurou. « Les cours théoriques que nous suivons abordent les problématiques de l’entreprise », apprécie Jean-Philippe Canault. Conséquence : cette formation est aujourd’hui reconnue par les professionnels. Et les candidatures, à l’entrée, augmentent. Leur nombre est passé de 80 en 2006 à 102 cette année. Pour une trentaine de places…

Note : *Les apprentis ingénieurs sont rémunérés en fonction de leur âge et de leur année d’apprentissage.
Renseignements au 02 98 64 19 49 ou www.univ-brest.fr/fiti2a

Enquête d'emploi n°5 - Mai 2007