Le plan de relance du gouvernement et ses 1 000 projets doivent donner une nouvelle impulsion à l’économie. D’autres mesures, moins visibles, doivent inciter les collectivités à investir et les petites entreprises à embaucher.
Les élus de Quimper ont voté cette délibération vendredi 27 mars lors du dernier conseil municipal : en 2009, la Ville va augmenter ses dépenses d’investissement. Elle s’y est engagée en signant une convention avec le préfet du Finistère. Le but : bénéficier du versement anticipé par l’État du fonds de compensation de la TVA ; et ce, au titre des dépenses réalisées en 2008.
Cette mesure fait partie du plan de relance de l’économie, annoncé par le gouvernement en décembre. L’objectif est d’inciter les collectivités locales à investir en « fluidifiant leur trésorerie », comme l’explique Pascal Mailhos, le préfet du Finistère. Pour Bernard Poignant, le maire de Quimper, il s’agit d’un « petit coup de main ». Qui n’est pas négligeable mais qui ne lève pas les incertitudes sur la pérennité de la taxe professionnelle, une importante rentrée fiscale pour les communes et communautés de communes…
Chaque chose en son temps. Pour le moment, l’État met en œuvre son plan de relance à cibles multiples. D’une part, les collectivités invitées à accélérer ou réactiver leurs projets d’aménagement et d’autre part, les très petites entreprises (TPE) de moins de dix salariés qui peuvent bénéficier d’un allégement de charges si elles procèdent à un recrutement. « Il s’agit d’une mesure phare », souligne Pascal Mailhos.
Le principe de ce dispositif est simple : toute TPE (quel que soit son secteur d’activité) qui embauche un salarié pour une rémunération brute au niveau du smic, est exonérée de charges patronales. Plus le montant de la rémunération augmente (elle peut aller jusqu’à 1,6 smic), plus l’aide diminue. « Elle peut intéresser les chefs d’entreprises dont le carnet de commandes est rempli mais qui hésitaient à recruter », ajoute le préfet. Sur le papier, « 17 000 entreprises » dans le département peuvent prétendre à ce coup de pouce en vigueur jusqu’au 4 décembre 2009. Pôle emploi est chargé de délivrer les dossiers de demande et de les traiter.
Enquete d'emploi n°22 - avril 2009