Les usagers réguliers du train en Finistère ne devraient pas voir leurs petites habitudes perturber cette année. Hormis les ajustements saisonniers des horaires, la rentrée n’est pas marquée par de grands changements.
Sur la ligne Brest-Quimper, la volonté politique de densifier la desserte et de réduire le temps de parcours est bien réelle. Elle est d’ailleurs inscrite au contrat de projet État-Région. Mais les traductions concrètes ne sont pas pour demain. « Les études ont démarré. Les travaux ne seront pas terminés avant fin 2013 », planifie Fabrice Girard, en charge du dossier au Conseil régional de Bretagne.Le chantier aura pour but de rectifier une dizaine de courbes sur la portion Châteaulin-Quimper et de doubler la voie sur un tronçon de 13 km à hauteur d’Irvillac pour permettre le croisement des trains à pleine vitesse. Cela permettra de ramener le temps de trajet à 59 minutes (contre 1 h 10 en moyenne aujourd’hui) et de doubler le nombre d’allers-retours quotidiens (de 6 à 12). Coût total de l’opération : 60 millions d’euros, financés à 42 % par le Conseil régional, 42 % par le Conseil général et les collectivités locales et 8 % par Réseau ferré de France.Mais d’ici là, les usagers vont devoir prendre leur mal en patience. « Techniquement, nous ne pouvons densifier la desserte avant la fin des travaux, regrette Fabrice Girard. En revanche, une fois le chantier fini, nous devrions pouvoir proposer plus d’arrêts aux gares intermédiaires. »
Sur la ligne Brest-Morlaix, de petits travaux inscrits au Plan Bretagne grande vitesse ont commencé fin août. Au programme : renouvellement des voies et suppression de passages à niveau. Ce qui engendre des modifications temporaires d’horaires. Par ailleurs, depuis le 1er septembre, une nouvelle liaison par car entre Morlaix et Landerneau (départ 6 h 58, arrivée 7 h 38, et correspondance pour Brest par TER à 7 h 48) permet de combler un manque sur le trajet Morlaix-Brest.Enfin, sur le TER Brest-Landerneau, le plus fréquenté de Bretagne, l’offre demeure toujours aussi attractive. Plus de 400 000 voyageurs ont emprunté la ligne l’année dernière, dont 50 % de scolaires et 40 % de migrants domicile-travail. Plus rapide qu’en voiture, fiable, économique et écologique, le trajet cumule les avantages.
Enquête d'emploi n° 26 - Septembre 2009