Parcs Nationaux de France

Insertion : l’enjeu de la mobilité

Dans un territoire vaste et rural, le manque de moyen transport peut freiner plus qu’ailleurs le retour à l’emploi.

«On comptait un peu plus de 600 bénéficiaires du RMI, aujourd’hui RSA, en Centre Finistère. Ce chiffre est relativement stable depuis quelques années, indique Claire Darley, coordinatrice du comité de pays de lutte contre les exclusions. Pour un tiers d’entre eux, un accompagnement professionnel suffit à retrouver assez rapidement le chemin de l’emploi. Un autre tiers nécessite un accompagnement social et professionnel et les derniers un suivi social et de santé plus important. »
Pour Claire Darley, une des problématiques les plus importantes des personnes les plus fragiles du territoire est celle de la mobilité.

« Le Centre Finistère est très rural. Il faut souvent y faire plusieurs kilomètres pour trouver des structures de santé, d’aides sociales à l’enfance, d’enseignement… Et les réponses ne sont pas faciles à mettre en œuvre car le territoire est vaste. »

Des services se sont cependant créés avec la centrale de mobilité Mobil’emploi et le garage social du Moto club des Montagnes noires.
Plusieurs structures d’insertion sont présentes sur le territoire : les associations intermédiaires Idee (Brasparts) et Ceto (Carhaix), le chantier d’insertion du Smatah et le garage social (Carhaix). Ce dernier pourrait ouvrir prochainement un centre de traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques, pourvoyeur de nouveaux contrats d’insertion.

Une équipe emploi

Fin 2008 a également été installée sur le Centre Finistère une « équipe emploi ». Financée par le Conseil général et hébergée par le Greta à Carhaix, elle a pour objectif de mettre en relation des entreprises qui recherchent du personnel avec les personnes les plus éloignées de l’emploi : « Les entreprises répondent assez favorablement, note Sabrina Allynckx qui encadre l’équipe emploi. Les plus petites, qui n’ont pas de service de gestion des ressources humaines, perçoivent notre action comme un service de soutien au recrutement. Et malgré un contexte économique difficile, il y a de la demande : nous avons déjà des personnes en contrat. Quatre ont commencé la semaine dernière. »

Enquête d'emploi n°25 - Juillet 2009