Parcs Nationaux de France

Quénéa mise sur la matière grise

Avec 33 salariés, la société Quénéa revendique son choix d’implantation à Carhaix. Après avoir travaillé plusieurs années en Allemagne, Pascal Quénéa, ingénieur, a décidé de revenir dans sa région pour créer son entreprise en 1996.

Spécialisée dans les énergies renouvelables pour les collectivités et les professionnels, la société réalise des études et vend des systèmes solaires, éoliens, et depuis peu, à bois, dans toute la France.
Pour autant, c’est sur le site de Carhaix qu’une vingtaine de salariés qualifiés travaillent aujourd’hui. « Ce sont surtout des profils techniques, des ingénieurs ou des personnes ayant une licence option énergies renouvelables », explique Pauline Caro, responsable commerciale de l’entreprise. Moyenne d’âge : la trentaine. « Les gens qui travaillent ici sont de la région, même s’ils ont fait leurs études ailleurs, par manque de formations sur le territoire. »
Maintenir la matière grise sur le territoire est un défi. Pour faire revenir des jeunes recrues en Centre Finistère, l’entreprise applique la politique des stages avant l’embauche. La plupart des salariés ont d’abord réalisé un stage, puis un job d’été avant d’intégrer définitivement l’équipe. « C’est un bon moyen de mettre le pied dans l’entreprise et se connaître mutuellement. Car la carte à jouer pour les employeurs est là me semble-t-il : embaucher des gens moins expérimentés et les intéresser à l’évolution de l’entreprise permet de les garder », souligne Pauline Caro. Elle est elle-même originaire du Centre Finistère mais a dû poursuivre ses études d’ingénieur en agriculture à Toulouse.

Réseaux spécialisés

« Lorsque je suis revenue, je n’ai rien trouvé par le réseau standard de recherche d’emploi », regrette la jeune femme. Pourtant décidée à mettre ses compétences au profit de sa région, elle fait jouer les réseaux spécialisés, les connaissances… « Peut-être manque-t-il un lien entre les PME, qui ont des besoins spécifiques et ne le font pas forcément savoir, et les jeunes qualifiés », s’interroge-t-elle aujourd’hui.
La seule certitude qui l’habite, c’est la volonté de rester à Carhaix. « Je trouve que la ville s’est beaucoup dynamisée en 15 ans. Nous ne sommes pas si loin de la mer, pas loin de Brest et Quimper non plus. Il y a beaucoup d’activités culturelles et sportives. Pour des jeunes, cela permet aussi de concilier vie professionnelle et personnelle. »

Enquête d'emploi n°25 - Juillet 2009