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Témoignages -

« Inventer un nouveau métier »

Publié le Mercredi 05 Août 2009 15:26:12

Frédéric Pann, informaticien à domicile Frédéric Pann, informaticien à domicile

L’informatique est une science très exacte… Qui fait s’arracher les cheveux à nombre de particuliers. Partant de ce constat, et de longues soirées passées à « dépanner » voisins et amis en proie à la panique face à un écran devenu fou, Frédéric Pann s’est lancé dans le créneau de l’assistance informatique à domicile en 2006. Mais ce jeune chef d’entreprise de 29 ans n’a pas foncé tête baissée sur la poule aux œufs d’or… Passionné d’informatique depuis des années, cet autodidacte avait déjà derrière lui dix ans d’expérience professionnelle en bureautique, puis dans la formation : « J’ai donc mêlé ces deux domaines, pour inventer un nouveau métier ». Basé à Châteauneuf-du-Faou, il rayonne sur 50 kilomètres alentour, pour dépanner les particuliers, mais de plus en plus aussi pour leur inculquer une formation adaptée à leurs attentes.

Son entreprise, T2i system, fut l’une des premières à bénéficier, en Finistère de l’agrément « services à la personne » de la Direction du travail. Un label bienvenu, mais le jeune artisan sait aussi que, face à une concurrence de plus en plus forte, c’est la qualité de ses services qui paiera : « Les gens ne font pas entrer n’importe qui chez eux. Il faut savoir nouer une relation de confiance basée sur le professionnalisme ».

« Un réel bonheur »

Publié le Mercredi 05 Août 2009 15:25:03

Marie-Noëlle Guilcher, assistante de vie Marie-Noëlle Guilcher, assistante de vie

À 40 ans, Marie-Noëlle Guilcher commence tout juste sa vie professionnelle. Et l’entrée en matière semble la séduire. « J’ai élevé mes deux enfants, puis j’ai ressenti le besoin de travailler… Et j’ai réellement découvert le métier qu’il me fallait ! » Après des évaluations en milieu de travail concluantes, Marie-Noëlle a suivi une formation de cinq mois auprès du CLPS de Brest : « Après un stage, Adaph Services m’a engagée. Je travaille à mi-temps par choix, et c’est un réel bonheur de me rendre auprès des personnes», sourit-elle, en aidant une pimpante grand-mère à se rendre à la table du déjeuner.

Aider une personne à faire sa toilette, une autre à se rendre au supermarché, une troisième à tenir son intérieur en ordre ou simplement faire la causette devant les nouvelles du jour… La toute récente assistante de vie semble conquise par son nouveau quotidien : « Le métier peut aussi ne pas être évident tous les jours. Mais nous bénéficions heureusement de formations internes qui peuvent nous aider à faire face… Et puis, très franchement, on s’enrichit tellement au contact des personnes âgées ! »

« Faire évoluer les mentalités »

Publié le Mercredi 05 Août 2009 15:23:46

Sandra Lichou Sandra Lichou, en cours de formation

Depuis le mois de septembre, Sandra Lichou, 36 ans, a repris le chemin de l’école. Un choix pleinement assumé pour celle qui fut assistante maternelle, puis travailla dans une association d’aide à domicile, sans formation : « Très vite, je me suis retrouvée confrontée à des situations très difficiles : Alzheimer, pathologies mentales et fins de vie… Je n’avais pas les outils pour gérer cela !» Aujourd’hui stagiaire à l’Ites, elle prépare un DEAVS. Et ne regrette pas ce choix, « même si pendant un an, il faut réorganiser sa vie ».

Elle a ici trouvé les outils qui lui manquaient, « notamment pour savoir prendre du recul. Et puis, en tant que stagiaire, on peut faire évoluer les mentalités, en rappelant aux gens que nous sommes formés. Nous sommes encore considérés comme des aides ménagères, alors que cela n’est qu’une petite facette du métier ».
Les stages auront d’ailleurs permis à Sandra de se découvrir « un vrai feeling » pour les personnes handicapées : « Chacun doit trouver ce qui lui convient. Avec les personnes handicapées, je me sens comme un poisson dans l’eau ! Une fois le diplôme achevé, je chercherai à travailler auprès d’elles. »

« Concilier les attentes »

Publié le Mercredi 05 Août 2009 15:22:08

Véronique Oprandi, responsable de secteur à l’Agef Véronique Oprandi, responsable de secteur à l’Agef

Si l’image de l’aide à domicile se limite souvent à celle des intervenantes, le secteur comporte bien d’autres métiers, notamment dans le domaine de l’encadrement. À Brest, Véronique Oprandi l’a découvert, voici deux ans. « J’ai une formation de conseillère en économie sociale et familiale. Embauchée à l’Agef* comme responsable de secteur, j’ai créé mon poste, à ma manière. » Dans le cadre de l’objectif qualité de l’association, la jeune femme se charge notamment de faire le lien entre les adhérents et les intervenantes. Une mission plurielle, consistant tout autant à satisfaire la demande des familles, qu’à organiser les emplois du temps des salariées, mais aussi à « les aider à prendre du recul ».
Véronique Oprandi met son expérience passée à profit, en se rendant régulièrement chez les adhérents, « avec les personnes âgées notamment, pour tenter de prévenir de nouveaux besoins liés à la dépendance ». Le poste de la jeune femme évolue sans cesse, au fil des histoires croisées dans les familles : « Il faut écouter nos salariées, entendre les familles, concilier les urgences et toujours tenter d’améliorer les choses. C’est passionnant ! »

* Association de gestion des emplois familiaux

« On m’a donné ma chance »

Publié le Mercredi 05 Août 2009 15:19:53

Pierre Kerbrat apprécie aussi son métier pour son côté relationnel. Pierre Kerbrat, jardinier chez les autres

Il y a quatre ans, Pierre Kerbrat a refait sa vie. Depuis toujours, ce passionné des jardins travaillait dans le milieu agricole. « J’ai voulu changer, et ici, on m’a donné ma chance », résume-t-il tout sourire. Aujourd’hui, l’homme travaille aux trois-quarts de son temps en tant que jardinier, pour la filiale brestoise de l’enseigne nationale privée Maison et services. Une entreprise qui salarie à ce jour sur Brest une quinzaine de personnes et propose ses prestations pour le ménage et l’entretien des jardins des particuliers.
La formule semble convenir parfaitement à Pierre Kerbrat, qui se partage les tâches avec un jardinier de formation : « On se complète. Je suis plus sur l’élagage, la tonte de la pelouse, le désherbage… Et puis j’ai appris sur le tas », sourit-il.
Mais l’homme avoue aussi volontiers avoir été très vite séduit par le volet relationnel du métier : « Les clients sont bien sûr très exigeants, mais une relation de confiance se noue petit à petit. Et notamment avec les personnes âgées : prendre le café, rendre service, tout ça est important pour elles. ça fait partie du métier et de ses plaisirs ! »

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