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Témoignages -

« Le plus important, c’est de se lancer ! »

Publié le Mercredi 04 Février 2009 16:27:44

Corinne Le Page et Delphine Mazé, apprenties Corinne Le Page et Delphine Mazé, apprenties

Leur parcours pour arriver au métier de peintre-décoratrice ne s’est pas fait en ligne droite. « Après avoir obtenu mon bac en sciences médico-sociales, j’ai travaillé cinq ans en animation auprès d’enfants, d’adolescents et de personnes handicapées, raconte Corinne Le Page. Et puis, j’ai ressenti le besoin de bouger, de changer de voie. » La jeune femme prend ses renseignements et intègre rapidement un CAP peinture au Greta de Brest.
Corinne, aujourd’hui âgée de 27 ans et salariée de l’entreprise PRC à Quimper, poursuit sa formation par un brevet professionnel à l’Afobat 29. Dans les ateliers pédagogiques, elle côtoie Delphine Mazé, 19 ans. Elle non plus n’a pas un cursus classique. « Je suis allée jusqu’à un bac scientifique car j’en avais les capacités et je l’ai décroché, sourit-elle. À l’époque, je ne m’étais pas posée de questions ! »
Après le lycée, elle s’interroge, elle hésite entre des études en décoration ou d’architecture. Delphine choisit finalement la première option et tape dans le mille. « Après un an en BEP peinture à Saint-Brieuc, ça m’a plu ! J’ai eu envie de continuer pour en apprendre davantage. » À présent, et avec l’expérience accumulée, Delphine et Corinne perfectionnent leurs techniques de pose de revêtements, de tapisserie ou de papier à peindre.
Elles ont également fait leur place au sein de l’entreprise où elles travaillent. « Être une femme est même apprécié », ajoutent-elles. Leur décision de bifurquer vers ce métier a néanmoins pu surprendre leur entourage. Corinne et Delphine ne le regrettent pas et donnent ce conseil à celles qui s’intéressent à cette activité : « Le plus important, c’est de se lancer ! »

« La formation est un bon moyen de progresser »

Publié le Mercredi 04 Février 2009 16:02:17

Angélique Bleunven Angélique Bleunven, à son compte depuis trois ans

Ses stages en horticulture et en boulangerie ne l’ont pas convaincue. « Je voulais m’orienter vers un métier plus artistique, confie Angélique Bleunven. J’ai alors choisi la peinture. » Neuf ans plus tard, et après un parcours complet du CAP au brevet professionnel (BP), la jeune femme travaille seule à la tête de son entreprise Ange Déco à La Forest-Landerneau.
Cette ancienne apprentie et salariée, âgée de 27 ans, propose à présent l’ensemble de ses talents. « Pour embellir leur maison, les clients veulent se démarquer. Ils recherchent des choses différentes et des idées nouvelles, rapporte Angélique. Il faut donc oser et leur donner envie à partir de ce que je peux réaliser. » Parmi ses chantiers « coup de cœur », elle se souvient d’avoir « habillé les murs du restaurant d’une maison de retraite pour animer cette pièce ». Sa curiosité va également vers la peinture de fresques et de trompe l’œil.
Son secret ? La participation deux fois par an à des stages de perfectionnement. En janvier, elle est allée à Versailles pour assister à un module sur les techniques de copie d’un tableau. Auparavant, Angélique a notamment appris à appliquer les tapisseries liquides fabriquées à partir de coton. « Quand certains pensent qu’on perd une semaine de travail, je réponds souvent que la formation représente surtout un moyen de progresser et de gagner des chantiers. »

Reste que le savoir-faire ne fait pas tout. Angélique veille aussi à cultiver la relation avec sa clientèle, en majorité des particuliers. « Lorsque j’ai démarré à mon compte, les personnes me demandaient de refaire une pièce. L’année suivante, ils m’ont rappelé pour une autre. Le tout est d’être crédible dès le début et de leur proposer un service de qualité. »
En trois ans, cette peintre a accueilli plusieurs stagiaires, dont une majorité de femmes « de tous les âges. Quand on me sollicite pour découvrir mon métier, je me dis qu’il faut donner cette chance. » Angélique se rappelle aussi qu’en CAP, elle était la seule fille de sa classe. « En BP, nous étions deux… » La tendance est peut-être en train de s’inverser.

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