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« Un vrai suivi personnel »
Eric Léon aurait pu passer vingt ans dans son entreprise. « J’aurai fêté les dix-neuf ans ce mois-ci… », soupire-t-il. Ce menuisier de 39 ans s’est pourtant vu signifier son licenciement pour raisons économiques en juillet dernier. « Même si l’on s’y attendait depuis un moment, ça met quand même la rage. Délégué du personnel, je connaissais le CTP et je me suis dit que c’était la bonne formule, pour transformer tout ça en opportunité. Et puis, garder son salaire pendant un an, ce n’est pas négligeable. »
Six mois plus tard, l’homme ne regrette en rien son choix : les perspectives d’un avenir durable se sont en grande partie dégagées via le CTP. « Quand je suis arrivé devant mon conseiller, j’étais prêt à foncer, à ouvrir mon entreprise dès le mois de septembre », sourit-il. Son conseiller, Marc Pierrel, freine ses ardeurs, pour la bonne cause : « J’ai compris qu’il fallait structurer un peu mon projet. Dans le BTP, il y a de l’emploi, mais si c’est pour accepter n’importe quoi, et se retrouver sur le carreau dans cinq ans… » Eric Léon a donc suivi une formation en informatique, avant de s’engager dans un stage à la création d’entreprise.
Progressivement, le futur patron construit la charpente de son avenir. Et plébiscite le CTP : « Il n’y a rien à perdre. D’abord parce que c’est un vrai suivi personnel, avec des gens en face et pas une boîte vocale… Ce sont des professionnels, ils ont tout un réseau qu’ils mettent à notre disposition. Bien sûr, j’aurais pu y arriver seul, mais là au moins, je mets tous les atouts de mon côté.» Entre deux rendez-vous avec son conseiller, et ses heures de formation, Eric Léon prépare l’ouverture de son atelier, à Plouégat-Guerrand. Une « petite boîte » où l’homme entend prendre le temps de façonner ses bois à la demande, « et pas juste pour débiter des pièces et faire du chiffre ». Un vieux rêve qui prend forme en douceur, pour se donner toutes les chances de durer.