Lundi 21 Mai 2012 S'identifier

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VDI, un statut très souple

Devenir vendeur à domicile indépendant (VDI) ne requiert pas d’importantes démarches administratives. Avant de se lancer, mieux vaut tout de même bien réfléchir à son projet pour le mener à bien et en tirer un revenu.

  • Une activité compatible avec une autre. Le statut de VDI a été créé pour répondre à cette situation. Il permet en effet à des personnes d’exercer cette activité de manière ponctuelle en complément d’un autre emploi, d’une retraite ou d’indemnités de chômage. « Ce statut très souple est idéal pour viser une rémunération accessoire », analyse Fabien Barbier, conseiller à l’Espace entreprendre de la Chambre de commerce et d’industrie de Quimper Cornouaille. « La prise de risque est minime, poursuit-il. Si l’on veut en faire une activité principale, il faut en mesurer tous les enjeux, à titre personnel notamment, et bien connaître la réalité du métier.»
  • L’entreprise prend tout en charge. Les VDI nouvellement recrutés sont dispensés des formalités. Il revient en effet à la société qui les embauche de les déclarer auprès des services de l’Urssaf. « Le versement trimestriel des cotisations sociales incombe également à l’entreprise, précise Fabien Barbier. Le VDI est ainsi rattaché au régime général de la Sécurité sociale.»
    Et son collègue, Vincent Coppola, d’observer : « Il s’agit là d’une particularité de ce statut à mi-chemin entre celui de salarié et celui d’indépendant. » Selon lui, il peut y avoir une « ambiguïté ». Celle-ci peut être levée après trois années complètes d’activité. En fonction de leur rémunération brute annuelle*, les VDI devront s’inscrire au registre du commerce et des sociétés ou à celui des agents commerciaux.
  • Le conseil : être motivé. « Il est facile de rentrer dans ce secteur d’activité. En revanche, il n’est pas si facile de gagner de l’argent. » Aurélia Jégaden qui a su faire sa place, porte néanmoins un regard lucide sur le métier de VDI. « Les débuts sont parfois difficiles, confie-t-elle. Il arrive que des réunions ne débouchent sur aucune vente. » La jeune femme lance donc cette recommandation : « Il ne faut pas baisser les bras et rester motivé.»

Enquête d'emploi n°20 - Février 2009

 

Note : * À consulter www.urssaf.fr

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