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La vente à domicile a le vent en poupe
Les entreprises qui s’appuient sur des réseaux de vendeurs à domicile pour commercialiser leurs produits continuent de recruter. Attractif, ce métier permet de concilier vie personnelle et professionnelle, et de prétendre à une bonne rémunération à condition d’être persévérant.
Quand on parle de vente à domicile, on pense tout de suite aux fameuses boîtes et réunions Tupperware ! Depuis son lancement dans les années 50, ce modèle de distribution a fait des petits et ne se cantonne plus aux plats à cuisiner. Des produits cosmétiques, alimentaires, des biens d’équipement pour la maison, de la lingerie, des vêtements pour enfants se vendent et s’achètent aussi à présent à domicile.
Pour les fabricants, l’avantage est de pouvoir toucher directement les consommateurs grâce à leurs réseaux de vendeurs à domicile indépendants (VDI) qui ne demandent qu’à s’étoffer. En France, ce secteur emploie aujourd’hui plus de 220 000 personnes et il continue à embaucher comme le confirme Aurélia Jégaden, l’unique animatrice en Finistère pour le compte de l’entreprise Kaludo, spécialisée dans la vente de vêtements pour enfants de trois mois à quatorze ans.
Commissions
La jeune femme, âgée de 27 ans, est déjà à la tête d’une équipe de dix conseillères*. « Une de mes missions est d’en recruter de nouvelles et de les diriger vers l’entreprise pour qu’elles lui transmettent leur candidature », précise Aurélia qui percevra un pourcentage sur leurs futures ventes. Le recrutement ne représente néanmoins qu’une partie de sa rémunération qui découle surtout des commissions sur ses propres ventes, soit « 20 à 30 % hors taxes ».
Un an et demi après le démarrage de son activité, Aurélia a ainsi atteint son double objectif : s’assurer un revenu correct et pouvoir gérer soi-même ses horaires de travail en les faisant coïncider avec ceux de sa vie de famille. Pourtant, tout n’était pas gagné d’avance. « Je n’avais pas de formation dans la vente, confie la jeune femme qui occupait auparavant un poste d’agent de service hospitalier. Mais j’ai deux enfants en bas âge. Du coup, en choisissant ce métier et ces produits, je savais de quoi j’allais parler. »
Pour organiser ses premières réunions, elle sollicite ses proches. Petit à petit, le bouche à oreille fonctionne. En parallèle, elle effectue plusieurs démarches pour se faire connaître jusqu’à trouver son rythme de croisières de « deux à trois réunions par semaine » dans un rayon d’une trentaine de kilomètres de son domicile à Saint-Jean du Doigt.
Ces rendez-vous auxquels « sept ou huit personnes assistent » se déroulent généralement le mardi, le mercredi ou le samedi. Aurélia s’y déplace avec ses catalogues et son kit de démonstration comportant une cinquantaine d’articles. « L’idée est de donner aux participantes le temps de regarder les vêtements, de les faire essayer à leurs enfants. Si besoin, je peux les conseiller », explique Aurélia qui mise sur sa spontanéité et la convivialité pour mettre à l’aise ses clientes potentielles. Les résultats sont plutôt encourageants. « Financièrement, cet emploi est très, très intéressant, observe cette jeune maman. Ce travail me permet aussi d’avoir du temps pour mes deux enfants et de rencontrer beaucoup de monde. »
Enquête d'emploi n°20 - Février 2009
Note : * http://aurelia-kaludo.oldiblog.com
Pour connaître les entreprises de vente directe qui recrutent : www.fvd.fr
VDI, un statut très souple
Devenir vendeur à domicile indépendant (VDI) ne requiert pas d’importantes démarches administratives. Avant de se lancer, mieux vaut tout de même bien réfléchir à son projet pour le mener à bien et en tirer un revenu.
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