Lundi 21 Mai 2012 S'identifier

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« Il faut savoir évoluer »

Nicolas Tréguer, fleuriste au Conquet

Quand il s’est installé au Conquet, il y a sept ans, Nicolas Tréguer a souhaité faire partie du réseau Interflora. « Cela donne une image positive du magasin, les touristes repèrent facilement le logo. C’est un gage de qualité et de fraîcheur des produits », explique le fleuriste de 32 ans. Bien sûr, cela induit quelques contraintes. L’album Interflora impose par exemple certaines compositions. « Mais je reste quand même très libre de faire ce que je veux. J’éprouve toujours une grande joie quand je vois que ce que j’ai fait se vend », confie le patron du magasin Helianthus.
L’été, Nicolas Tréguer travaille beaucoup avec les touristes. « Ils viennent en famille et s’offrent mutuellement des fleurs. » Le reste de l’année, la clientèle de l’unique fleuriste du Conquet est principalement composée de personnes du troisième âge.

Financièrement, il s’en sort, mais ne gagne pas assez pour embaucher. « J’ai eu une salariée pendant neuf mois, mais j’ai été obligé de la licencier. Cela a été très dur », se souvient-il. Dans les moments difficiles, Nicolas Tréguer sait qu’il peut compter sur sa famille : « Être bien entouré est essentiel. » L’autre clé de la réussite, c’est la remise en question permanente : « Il faut savoir évoluer, trouver de nouvelles matières… »
Et puis un fleuriste indépendant ne doit pas compter ses heures. Quand il n’est pas en boutique, Nicolas Tréguer est sur la route. « Le problème du Conquet, c’est sa situation géographique. Pour les fournisseurs, c’est une perte de temps de venir jusqu’ici. Alors c’est moi qui me déplace. »
Nicolas Tréguer, fleuriste au Conquet
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