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Les fleuristes cultivent leur créativité
Ils sont environ 500 commerçants et salariés en Finistère. Le secteur n’embauche pas beaucoup mais peut offrir l’opportunité de créer ou de reprendre une entreprise.
Avoir du goût, un sens artistique développé, mais aussi le sourire, un contact facile avec les clients, et une bonne méthode de gestion : le métier de fleuriste requiert des qualités polyvalentes. En Finistère, ils sont aujourd’hui plus de 500 (chefs d’entreprise et salariés), dont une majorité de femmes, à exercer cette profession exigeante, dans 220 établissements différents. Des boutiques qui se concentrent dans les villes et les grosses bourgades : on dénombre une trentaine de magasins à Brest et une vingtaine à Quimper.
« Il faut être passionné »
Pour un jeune fleuriste qui vient de décrocher son CAP, le marché n’est pas bouché, mais les offres d’emplois peuvent se faire attendre quelques semaines. « Ce n’est pas le secteur qui recrute le plus », confirme Bruno Quillérou, de la Chambre de métiers et de l’artisanat du Finistère. Si les petites entreprises, souvent familiales, embauchent peu, les franchises offrent plus d’opportunités. Reste la possibilité de reprendre ou de créer une entreprise. « Pour réussir, il faut être passionné, avancer par étapes, ne pas compter ses heures, et ne pas espérer gagner plus que le smic les premières années », conseille Nicolas Tréguer, artisan fleuriste au Conquet depuis sept ans.
La crise n’a pas épargné la profession. « Le budget moyen des clients a diminué. Il y a un an, il tournait autour de 20-25 euros. Aujourd’hui, il avoisine les 15 euros », remarque Grégory Cochard, installé à Brest. Les franchises, qui pratiquent des prix compétitifs, s’en sortent cependant mieux que les petits artisans. « Pour les bouquets de tous les jours, que l’on achète pour soi, les franchises sont intéressantes. Mais quand les clients recherchent une meilleure qualité, ils viennent chez nous, constate le jeune fleuriste, qui a travaillé en franchise avant d’ouvrir sa boutique. Ici j’ai un arrivage quotidien de fleurs, je stocke très peu et mes produits viennent majoritairement de la région. »
Enquête d'emploi n°25 - Juillet 2009
À lire aussi les témoignages de :
- Grégory Cochard, fleuriste à Brest
- Nicolas Tréguer, fleuriste au Conquet
- Florine et Fanny, salariées de la boutique Monceau Fleurs à Brest
Quatre à cinq ans pour apprendre le métier de fleuriste
« Le travail des fleurs m’a toujours plu depuis que je suis petite. » À 19 ans, Élodie Toulancoat a trouvé sa voie et entend faire de sa passion son futur métier. Après un CAP, la jeune fille vise à présent un brevet professionnel en apprentissage.
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