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Passage quasi-obligé par la formation professionnelle
Le passage par un organisme de formation professionnelle n’a rien d’obligatoire, mais demeure fortement recommandé. Depuis 1995, l’exercice de la profession est en effet strictement encadré par la loi.
Ne peuvent exercer que les titulaires d’un certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi, délivré par les services de la préfecture à l’issue d’un examen qui se déroule pour l’heure en deux temps (1).
Une profession strictement réglementée
La profession est réglementée, dans le cadre de la loi de 1995, et ne peut être exercée que par les personnes titulaires d’une carte professionnelle, délivrée après un examen organisé par la préfecture.
Par ailleurs, un taxi ne peut exercer son activité qu’après avoir fait l’acquisition d’une autorisation de stationnement en attente de clientèle. Celle-ci est délivrée par la municipalité où souhaite exercer le professionnel.
Désormais, la loi prévoit également un délai de deux ans après l’installation pour pouvoir prétendre au transport médical assis.
Pour se présenter à l’examen, un candidat doit justifier d’un permis de conduire datant de plus de deux ans, d’une attestation de formation aux premiers secours datant de moins de deux ans également. Enfin, la mention d’une condamnation de plus de six mois de prison ferme au casier judiciaire interdit l’accès à la profession.
La parfaite maîtrise du code de la route est loin de suffire pour décrocher le titre : les candidats doivent tout à la fois démontrer leurs capacités à gérer une entreprise, connaître la topographie du département comme leur poche, et faire preuve d’un sens des relations humaines aiguisé !
Examen en deux temps
La plupart des candidats optent donc pour une formation dans l’un des trois centres agréés dans le département (2). Les formations qui y sont dispensées peuvent bénéficier de financements, dans le cadre de la formation professionnelle.
La formation se déroule généralement sur deux mois, en deux parties. La première moitié de l’enseignement vise à les préparer à la partie nationale (3) de l’examen : « Durant cinq semaines, les stagiaires suivent des cours sur la gestion d’une entreprise, la réglementation de la profession… Ou le code de la route, à un niveau bien plus exigeant que pour Monsieur tout le monde », précise Jacques Spagneul, enseignant à l’ECF de Guipavas.
S’en suit l’examen, à la préfecture, puis une nouvelle session de formation, plus pratique cette fois : « Il s’agit là de les préparer à la partie départementale de l’examen. Nous alternons donc entre journées de circulation et cours sur la connaissance topographique du territoire », poursuit l’enseignant. L’examen final, qui se déroule également à Quimper, se compose d’une partie écrite d’une demi-heure, suivie d’une simulation de course dans la ville.
Au final, environ 100 nouveaux taxis obtiennent leur carte chaque année en Finistère, avec un taux d’échec à l’examen qui oscille entre 20 et 30 %.
Notes :
(1) Une réforme est prévue pour 2010
(2) L’ECF à Landivisiau et Guipavas, l’école de conduite Lucas à Scaër et le CER Le Pen à Quimperlé.
(3) qui est la même partout en France, contrairement à la partie locale qui porte sur les spécificités du département, et n’est donc pas valable d’un territoire à l’autre.
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