Lundi 21 Mai 2012 S'identifier

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Lydia Villefeu

Lydia Villefeu

Directrice de Boiron à Brest

Depuis son arrivée à la tête de l’établissement Boiron à Brest, en 1989, Lydia Villefeu a presque triplé les effectifs de l’entreprise. Une politique d’embauches liée à la croissance du secteur, malgré les menaces qui viennent régulièrement planer au-dessus de la médecine par homéopathie. Malgré tout, l’activité demeure soutenue, avec 6 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier, soit une hausse de 8 % en un an.

Candidatures spontanées

« Dès le départ, j’ai axé une bonne partie de mon action sur un meilleur service de livraison aux pharmacies, et une plus grande réactivité aux commandes. Nous sommes une petite structure, il a donc fallu que les gens soient capables de s’adapter aux changements, comme ils doivent être en mesure de faire face à des coups durs », précise-t-elle.

Des exigences bien comprises des salariés, en général embauchés suite à des candidatures spontanées, par courrier traditionnel. « Nous les prenons tous en compte, dès lors qu’ils correspondent aux profils de nos métiers : dans la préparation des médicaments, l’accueil des clients ou les fonctions de préparation des commandes. »
Pour la partie médicaments, les formations ad hoc sont logiquement exigées, mais les profils demeurent variés, par choix : « Nous avons embauché beaucoup de jeunes, à la sortie de l’école, mais aussi des femmes qui ont connu le chômage. L’équilibre entre les réalités des uns et des autres améliore, je crois, l’ambiance de travail. »

Mais ici, le diplôme ne fait pas tout : « Si le profil des personnes correspond au premier abord, je tiens aussi à avoir un entretien plus approfondi avec elles. La capacité d’adaptation et la volonté de pouvoir, si besoin évoluer, vers une fonction différente de celle de départ sont des critères de choix fondamentaux. »

Capacités d’adaptation

Les métiers hors médicament, dans l’accueil ou la préparation ouvrent également les portes de l’entreprise à des candidats sans qualification ni expérience : « Là encore, tout dépend de l’état d’esprit des gens, de leur volonté de s’intégrer à notre univers », martèle Lydia Villefeu. Autant de critères que la dirigeante veut mettre à profit de l’entreprise, mais aussi tout simplement de ceux qui vont en faire partie : « Je pousse les gens à évoluer, à prendre de nouvelles responsabilités. Notre métier peut changer, et il est de ma responsabilité d’employeur de les maintenir toujours dans le mouvement.

Enquête d’emploi n° 11 – Février 2008

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