Vous êtes dans : Accueil > Emploi > Dossier > Quimperlé : quelles pistes pour se relever ?
Quimperlé : quelles pistes pour se relever ?
Plan de restructuration aux Papeteries de Mauduit, reprise de Volaven, incertitude chez Nestlé Purina… Cet automne, les mauvaises nouvelles n’ont cessé de pleuvoir sur le Pays de Quimperlé. L’emploi souffre mais économiquement, tout n’est pas noir. Pour autant, les difficultés de reclassement persistent pour les personnes licenciées.
Au jour le jour, le rappel des faits
24 novembre 2005 : La direction de Nestlé annonce qu’elle veut vendre son unité de Quimperlé. En janvier 2007, le site n’est toujours pas vendu. Les 215 salariés sont dans l’expectative.
19 septembre 2006 : La suppression de 209 emplois aux Papeteries de Mauduit est rendue publique. La direction de l’entreprise, spécialisée dans la fabrication de papier à cigarettes, se dit touchée par la baisse de la consommation de tabac. Le même jour, un investissement de 18 millions d’euros est annoncé pour faire de Quimperlé « l’outil le plus performant et compétitif en Europe ».
20 octobre : Volaven, spécialisée dans la découpe de volailles et propriété du groupe Cecab, est placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Quimper. Inquiétudes pour les 384 salariés qui travaillent à Riec-sur-Bélon. Un seul repreneur se fait connaître : le groupe bourguignon Duc.
25 novembre : plus de 4 000 manifestants défilent à Quimperlé. Deux jours plus tard, le comité de pilotage est installé. Ses missions : favoriser les reclassements et maintenir l’emploi sur ce territoire.
14 décembre : fin de grève aux PDM. La CGT a obtenu une prime de départ volontaire de 30 000 euros et une prime de licenciement de 22 000 euros. Mais impossible de revenir sur les 209 licenciements.
15 décembre : le groupe Duc acquiert Volaven et sauve 240 emplois. Le licenciement de 137 est entériné et sera effectif juste après les fêtes.
Non à la sinistrose ! Le bassin de Quimperlé est touché mais pas abattu. C’est l’avis de Michaël Quernez, président de la Communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq). Ce dernier refuse cependant de nier les difficultés liées au reclassement des victimes de licenciements. Uniquement chez Volaven jusqu’à présent, en attendant de connaître les 209 aux Papeteries de Mauduit (PDM) et le sort de l’usine Nestlé Purina qui compte 215 salariés.
Malgré ces coups durs, il existe des signes de vitalité. Rassurants sans doute mais aussi générateurs potentiels d’emplois futurs. À commencer par les entreprises Bigard, Minerve, Mixal qui se portent plutôt bien.
De son côté, la Cocopaq a réalisé des efforts en faveur du développement économique. En témoignent l’aménagement de deux zones d’activités ou la création de la pépinière d’entreprises. « Quatre sociétés y sont aujourd’hui implantées, deux autres s’y intéressent. C’est à nous de les convaincre de venir chez nous, rapporte Michaël Quernez. Actuellement notre service économique continue d’avoir de nombreux contacts synonymes d’un réel frémissement. » Profitera-t-il aux personnes aujourd'hui sur la sellette ?
L’espoir peut également venir des Très petites entreprises surreprésentées (70 %) dans le bassin de Quimperlé. Celles-ci peuvent embaucher une, voire deux personnes. Mais guère plus… Et il ne faut pas s’attendre à un miracle lié à l’arrivée d’un grand groupe prêt à recruter 200 à 300 personnes d’un coup.
Incompréhension
Les PME de plus de 10 salariés ont d’ores et déjà été sondées sur leurs besoins de recrutement. À la mi-janvier, les résultats provisoires de l’enquête BPI faisaient apparaître plus de 200 emplois en CDD ou en CDI dans un rayon de 40 km autour de Quimperlé. En revanche, cette étude ne tient pas compte de la qualification requise pour ces postes. D’où une certaine incompréhension de la part des syndicats… Incompréhension aussi du côté des employeurs. « Pour l’instant, nous n’avons reçu aucune candidature de la part de personnes licenciées », confiait début janvier François Ollivier, directeur général de Monique Ranou à Saint-Évarzec. La remarque pose la question sensible de la mobilité…
Dans ce contexte, elle serait subie. Et peut-être provisoire. Parce que si des signes encourageants de renouveau économique émergent, ils mettront un certain temps à porter leurs fruits. « Nous le savons, traduit Michaël Quernez, les trois ou quatre prochaines années seront difficiles. » Mais nécessaires pour réaliser la mutation industrielle de ce territoire…
Enquete d'emploi n°2 - Février 2007
Les enjeux du comité de pilotage
Mobilisé-e-s. Élus locaux, représentants de l’État, d’administrations, des services de d’emploi, des organisations syndicales, des entreprises, des chambres consulaires… font tous partie du « comité de pilotage d’élaboration du projet de développement territorial » du bassin de Quimperlé.
Nestlé Purina : statu quo
L’avenir de Nestlé Purina est toujours en suspens. Un comité central d’entreprise (CCE) devait en théorie se tenir avant le 31 janvier.
Volaven : le reclassement s’étalera sur un an
L'activité à l'usine Volaven a repris début janvier. Depuis, le groupe bourguignon Duc fait appel à des intérimaires.
Priorité donnée au reclassement des salariés
À Quimperlé, l’approche du printemps ressemble à celle de l’automne. Nestlé-Purina vient d’annoncer l’arrêt d’une ligne de production. Un nouveau coup dur pour le bassin d’emploi. Le comité de pilotage poursuit quant à lui son action auprès des salariés licenciés.
De l’obligation de revitaliser un bassin d’emploi
La sous-préfète de Morlaix le rappelait le 15 février dernier : « Pour mettre au point la convention de revitalisation, le législateur s’est inspiré du principe pollueur-payeur », expliquait Agnès Pinault avant de signer un tel document avec les dirigeants d’Easydis.
- La Marine nationale recrute 3 500 jeunes
- Embauches au Crédit agricole du Finistère
- 35 postes d'enseignants du premier et second degrés à pourvoir sur la totalité du réseau Diwan (Bretagne historique et Paris).
OFFRE DECOUVERTE de l'Hebdo
3 semaines de lecture gratuite
En savoir plus
