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Témoignages

Les métiers du BTP : les acteurs de l'emploi se mobilisent

Les acteurs de l’emploi, de l’ANPE aux agences d’intérim, sont d’accord. Les candidats aux métiers du gros œuvre font cruellement défaut. Dans le Finistère, les entreprises recherchent 381 maçons et quelque 180 plâtriers, charpentiers et autres ouvriers qualifiés du gros œuvre. Ces chiffres émanent de l’enquête Besoin de main-d’œuvre.

Karine Gloaguen, responsable de l’agence quimpéroise d’intérim Vedior Bis spécialisée dans le BTP, confirme : « Il m’est très difficile de satisfaire les demandes de mes clients en recrutement de maçons et de coffreurs-bancheurs, indique-t-elle. Il faut donc aller sur le terrain pour chercher des profils et proposer des formations aux personnes intéressées. »

Aller au-devant du public, c’est aussi la démarche entreprise par le Geiq-BTP de Brest qui vante les métiers du bâtiment dans les quartiers. « L’idée est d’y faire venir des chefs d’entreprise et de provoquer une rencontre avec les jeunes, souligne Gaëlle Laurent, à la tête de ce groupement d’employeurs. Car ce secteur d’activité et le gros œuvre en particulier ont un véritable potentiel d’emplois. »

« Les Bac + » concernés

L’ANPE aussi organise une série d’actions de découverte des métiers. « Nous avons lancé ces modules en 2004, précise Thierry Levaslot, conseiller référent BTP à l’agence de Créac’h Gwen à Quimper. Ils ont lieu tous les deux ou trois mois. » Ces stages comportent des visites d’ateliers, de chantiers et permettent de rencontrer des professionnels. « Leur objectif est de valider un projet, reprend Thierry Levaslot. 40 % des stagiaires s’engagent par la suite dans une formation qualifiante débouchant sur un emploi. » Les femmes n’en sont pas exclues. Les titulaires de diplômes de l’enseignement supérieur non plus. « Il n’est pas rare de voir arriver des personnes qui ont un Bac + 3 ou 4 ou des DESS, explique le conseiller. Certains ont l’idée de créer ou de reprendre une entreprise. Mais ils suivent ce stage puis une formation pour acquérir des compétences techniques. »

Enquête d'emploi n°1 - Décembre 2006

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