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Le BTP, ses métiers, ses formations
Un énorme chantier s’est ouvert. Il concerne le recrutement de personnel qualifié. L’ensemble des entreprises est mis à contribution et propose des emplois, via une série de formations diplômantes.
Les chantiers fleurissent. Les entreprises du bâtiment et des travaux publics sont fortement sollicitées. Voire débordées.
« La filière est en plein boom depuis bientôt dix ans, constate Jean-Daniel Charlet, secrétaire général de la fédération finistérienne du bâtiment. Au cours de cette période, nous avons gagné pas moins de 5 000 salariés pour dépasser la barre des 15 000 cette année. »
En chiffres
- 6000 : C’est le nombre d’entreprises recensées dans le Finistère. Le BTP représente 14 % des entreprises du département selon CCI 29.
- 1565 : C’était le nombre d’ouvriers de la construction et du bâtiment à recruter dans le Finistère. C’est l’un des résultats de l’enquête Besoin de main d’œuvre 2006, réalisée auprès des entreprises.
- 10 : Comme le pourcentage d’apprentis, titulaires d’au moins un Bac général, à l’Afobat 29.
- 40 : Le pourcentage d’augmentation des salaires en dix ans dans le bâtiment, selon la Fédération du bâtiment.
- 11600 : Comme le nombre d’emplois créés en France dans la construction, au deuxième trimestre 2006.
- 501 : C’est le montant, en euros, du salaire d’un apprenti du bâtiment, à l’âge de 16 ans.
Un gain d’effectifs encore insuffisant pour faire face à la demande.
Les chefs d’entreprise peinent en effet à trouver du personnel qualifié. Aucun métier n’est épargné au regard de l’enquête Besoins de main-d’œuvre 2006 réalisée par l’Unedic et l’Assedic. Celle-ci révèle qu’un peu plus de 1 500 places d’ouvriers de la construction et du bâtiment étaient à pourvoir cette année dans le département.
Un des freins – et non des moindres – reste l’image négative des métiers du BTP. Les idées reçues tendent néanmoins à s’effacer. « Le temps où l’on débutait comme manœuvre et dont la seule tâche était de pousser une brouette est terminé », observe Gilbert Muller, conducteur de travaux à l’entreprise Kerdilès à Landivisiau. « C’est une activité physique, souligne de son côté Denis Le Hir, conducteur de travaux à la Mab construction à Brest. Mais les compagnons disposent à présent d’outils adéquats pour que leur travail soit moins pénible. » Des efforts sur les salaires et les conditions de travail ont par ailleurs été réalisés. « Avec les 35 heures, nos journées sont plus courtes. Nous avons gagné en productivité, raconte Jean-Pierre Pengam, coffreur depuis trente ans. Et aujourd’hui, les jeunes qui arrivent sont mieux payés qu’à mes débuts. » Autre atout du BTP : l’opportunité de faire évoluer sa carrière.
Le message est en train de passer. « Pour s’en rendre compte et voir la réalité, il faut aller sur le terrain en faisant des stages en entreprise », insiste Alain-Marc Enard, conseiller emploi à la Mission locale de Quimper. Trouver une place dans un organisme de formation – initiale et continue – n’est cependant pas facile. Les établissements, à l’instar de l’Afobat 29 à Quimper, sont complets.
D’autres voies pour se lancer existent comme la formation interne au sein même des entreprises. « Si quelqu’un de très motivé vient nous voir, nous pouvons lui donner sa chance », souligne Romain Joncour, de l’entreprise du même nom. Les personnes intéressées auraient tort de se priver…
Enquête d'emploi n°1 - Décembre 2006
Les métiers du BTP : les acteurs de l'emploi se mobilisent
Les acteurs de l’emploi, de l’ANPE aux agences d’intérim, sont d’accord. Les candidats aux métiers du gros œuvre font cruellement défaut. Dans le Finistère, les entreprises recherchent 381 maçons et quelque 180 plâtriers, charpentiers et autres ouvriers qualifiés du gros œuvre. Ces chiffres émanent de l’enquête Besoin de main-d’œuvre.
Les Geiq-BTP, passerelles vers un job
Concrétiser un projet professionnel dans le bâtiment et en baliser le parcours de formation vers un emploi durable. Tel est le rôle des Groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (Geiq).
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