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Le nautisme exige la polyvalence
L’annualisation du temps de travail et la maîtrise d’au moins deux supports nautiques ont permis aux métiers d’encadrement de concilier permanence des emplois et forte saisonnalité des activités.
Les activités nautiques sportives ou de loisirs se sont considérablement développées ces dernières années. Un véritable réseau d’écoles, de clubs, de centres s’est constitué, réparti sur l’ensemble des côtes du département, pour répondre à une demande toujours plus importante. Enfants et adultes peuvent aujourd’hui profiter des offres des 118 structures en place.
Si la voile reste l’activité prédominante, d’autres secteurs se sont, petit à petit, fait une place comme le surf, le kite-surf, le kayak, l’aviron, le char à voile, la plongée… Découverte, apprentissage, perfectionnement à la pratique des sports nautiques peuvent être effectués en groupe ou en individuel.
Exercé par des bénévoles jusque dans les années 70, l’encadrement s’est grandement professionnalisé et est aujourd’hui confié à des moniteurs diplômés. En peu de temps, le nombre de salariés a évolué rapidement : en Finistère, on est ainsi passé de 245 emplois équivalents temps plein en 1985 à 826 en 2005, ce qui correspond à 1 771 contrats de travail. « Depuis, le secteur a atteint une certaine maturité et l’évolution est plus lente, de l’ordre de 3 ou 4 % par an », estime Jean Kerhoas, délégué général de Nautisme en Finistère. Les enseignants moniteurs représentent la majeure partie de ces emplois. Viennent ensuite des postes de direction, d’administration, de services et maintenance et les compétiteurs de voile, « une nouvelle catégorie de professionnels ».
À la recherche de saisonniers
Si l’activité reste très saisonnière (65 % du chiffre d’affaires des centres nautiques est réalisé pendant l’été), l’accueil de nouveaux publics à l’année, notamment les scolaires, la mise en place de nouveaux concepts comme les balades découverte animées par des guides nautiques, et l’annualisation du temps de travail ont permis de faire progresser le nombre de postes permanents (480 en 2005). « Pour en arriver là, les formations ont dû être adaptées. Désormais, il est par exemple demandé aux moniteurs de maîtriser au moins deux supports d’activité. Et l’enseignement inclut à présent la connaissance de l’environnement et du patrimoine maritime », précise Ronan Kernevez, directeur de la formation de Nautisme en Bretagne.
À ces emplois permanents s’ajoutent tout de même toujours des emplois saisonniers : certains sur six à huit mois (216 emplois en 2005), et d’autres concentrés sur les mois d’été (866 en 2005). « Ces derniers sont majoritairement occupés par des étudiants qui ont un bon niveau technique, indique Jean Kerhoas. Ils sont fortement sollicités par les centres nautiques car leur recrutement est assez difficile ».
Enquête d’emploi n°15 – Juillet 2008
Note : Le centre de l’île-Tudy emploie quatre permanents (deux moniteurs, deux éducateurs au milieu marin), deux jeunes en contrat d’apprentissage et l’été, 10 moniteurs fédéraux.
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