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La pêche manque cruellement de marins !
Même en crise, la pêche recrute. 600 postes seraient à pourvoir sur l’ensemble de la Bretagne. Mais il ne s’agit pas nécessairement de CDI. Certains bateaux ou armements cherchent des marins pour une deux ou trois marées.
Contrat à durée déterminée ou pas, la filière pêche a du mal à recruter. Le métier de marin pêcheur n’attire plus.
« À force de dire que le métier est difficile, qu’on gagne mal notre vie, que c’est dangereux, les jeunes ne veulent plus venir… », regrette Fred, marin sur le Barr Avel, un bolincheur concarnois qui a fait de Douarnenez son port d’attache. « C’est difficile mais c’est un métier passionnant et il y a du boulot… ».
À 47 ans, Fred a bourlingué sur tous les types de pêche : langouste, thon, coquille, chalut… « Aujourd’hui je suis à la sardine et ça me plaît. »
Des regrets, Fred n’est pas le seul à en avoir. De nombreux patrons de pêche s’arrachent les cheveux pour trouver des matelots, des chefs de pont, des chefs mécanicien, des frigoristes… « Il n’est plus rare que les armements fassent appel à des marins étrangers… » Pourtant le métier offre de réelles opportunités de carrière et on peut y gagner sa vie de façon correcte. La direction des Affaires maritimes et des gens de mer indique que les salaires peuvent varier de 1 500 à 5 000 euros par mois. « À condition de trouver un bon bateau », tempère un jeune matelot. Et puis, on l’oublie mais la pêche a été et reste un formidable ascenseur social. « Un matelot motivé, sérieux, bosseur peut devenir patron », confie un armateur.
Qu’est-ce qui pourrait ramener les jeunes vers la pêche ? La question est posée. « Le métier souffre d’une image négative, pointe Arnaud Capp. Lorsqu’on parle de la pêche dans les médias c’est qu’il y a eu un naufrage ou qu’il y a crise, comme en ce moment avec le gasoil (qui frappe davantage le chalutage et surtout le chalutage au large que la petite pêche qui a souvent la faveur des jeunes). Du métier en lui-même on ne parle jamais… »
Déficit d’image
L’ANPE Bretagne et le Comité régional des pêches, qui ont signé une convention de partenariat, sont bien décidés à gommer ce déficit d’image. « Nos missions incluent la promotion de la profession… », explique Arnaud Capp. Cette profession a beaucoup évolué. Si le métier reste difficile, parfois dangereux, les conditions de sécurité et le confort à bord se sont considérablement améliorés. « Le risque zéro n’existe nulle part », tempêtait il y a peu André Le Berre, patron du Comité régional des pêches. « Dans le bâtiment, le transport, il y a aussi des accidents graves », ajoute Arnaud Capp.
Dans la convention qui lie l’ANPE aux pêcheurs, l’Agence pour l’emploi a trois objectifs : mieux connaître et faire connaître les métiers, anticiper sur les mouvements de main-d’œuvre et réussir à faire le lien entre ceux qui cherchent du travail et ceux qui en offrent.
« La formation continue permet à des demandeurs d’emploi de devenir marin, un métier auquel peu pensent alors que les débouchés existent. Pour cela nous travaillons étroitement avec le centre européen de formation continue maritime (CEFCM) de Concarneau qui délivre CIN ou CIP, qui permettent de prendre la mer. » Comme pêcheur ou sur des bateaux à passagers. La dernière session a débuté en septembre. « Les formations affichent toutes complet et on sait que la moitié des futurs diplômés iront à la mer. »
Enquête d’emploi n°15 – Juillet 2008
- La Marine nationale recrute 3 500 jeunes
- Embauches au Crédit agricole du Finistère
- 35 postes d'enseignants du premier et second degrés à pourvoir sur la totalité du réseau Diwan (Bretagne historique et Paris).
- Formation SSIAP3 Chef de service Sécurité Incendie et Assistance à Personnes
- SSIAP2 ched d'équipe Service de Sécurité Incendie et Assistance à Personnes
- Pré professionnalisation aux métiers de l' animation socio-culturelle et sportive
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