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Truffaut Quimper : la passion peut faire la différence

Le printemps va pointer le bout de son nez, les jardiniers amateurs vont donc remettre le leur dehors. Et, les jardineries vont tourner à plein régime jusqu’à l’été. Pour renforcer son effectif (45 permanents et quelques étudiants en plus le dimanche), Patrick Ruz, directeur du magasin Truffaut de Quimper va embaucher une dizaine d’employés supplémentaires pour la saison.

« Cela concerne notamment des vendeurs en plantes d’extérieur, en produits phytosanitaires, en mobilier de jardin et des hôtesses de caisse, précise-t-il. Ce n’est pas toujours facile de trouver les compétences nécessaires car toutes les jardineries recrutent en même temps.»

Le talent rémunéré

Le directeur indique que les carrières, à la sortie des formations, démarrent le plus souvent par un ou deux contrats saisonniers de ce type. La suite dépend des qualités de chacun.

« Dans nos métiers du commerce spécialisé où les vendeurs doivent être à la fois techniciens et commerciaux, la passion et l’implication peuvent vraiment faire la différence, assure Patrick Ruz. Certains vendeurs sont expressément demandés par les clients qui les reconnaissent en tant qu’experts dans leur domaine de compétence. Ils ont des connaissances qu’ils savent faire partager avec pédagogie et apportent beaucoup à l’entreprise. »

Ce « talent » se rémunère. Il n’est cependant pas forcément suffisant pour grimper dans la hiérarchie managériale car « un bon responsable de rayon n’est pas qu’un bon vendeur et un bon technicien. Il doit être aussi un chef d’équipe et un gestionnaire. C’est une espèce rare ! » Qui ne se définit pas par un niveau de diplôme…
Le travail en jardinerie a cela de particulier qu’il a une face cachée dont les clients et les candidats à l’emploi n’ont pas toujours conscience : « Dans certains rayons, les “produits” animaux et végétaux, demandent beaucoup d’entretien. Les employés doivent l’assumer tout en restant disponibles et en gardant le plaisir de recevoir les clients. L’animalerie n’est, par exemple, pas aussi ludique qu’on pourrait le penser. Elle implique des contraintes comme le nettoyage des litières et peut s’avérer complexe : le traitement de l’eau des aquariums relève parfois de la chimie. »

Enquête d'emploi n°21 - Mars 2009

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