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L'agroalimentaire, producteur d'emplois
Viandes, poissons, biscuits, produits laitiers, légumes… L’industrie agroalimentaire brille par sa diversité en Finistère. Cette filière est aussi l’un des premiers employeurs du département. Ses besoins de main-d’œuvre restent importants. Mais le nombre de candidats à l’embauche demeure insuffisant.
Travailler dans le froid, dans le chaud ; effectuer des tâches répétitives, pénibles ; à des horaires décalés… Les industries agroalimentaires n’ont pas très bonne réputation. « Les conditions de travail sont difficiles, c’est une réalité. Mais il ne faut pas noircir le tableau », coupe Yolande Henry, chargée de mission à l’Union départementale agroalimentaire (UDA) CFDT du Finistère. Elle poursuit : « Les entreprises agroalimentaires comme celles des autres secteurs d’activité doivent répondre aux impératifs de productivité et à la pression commerciale ».
Les chiffres
- 159 Comme le nombre d’entreprises agroalimentaires de plus de 20 salariés en Finistère. Les industries de la viande et du poisson sont les plus nombreuses avec respectivement 54 et 36 unités selon la dernière enquête menée par Agreste et publiée fin 2006.
- 16 641 personnes travaillent dans ces 159 établissements. Avec cet effectif salarié, le Finistère arrive en tête des départements bretons. (Source Agreste)
- 1 269 projets de recrutement, dont 766 sur le bassin de Morlaix, ont été recensés dans le département pour 2007. Ils concernent des postes d’ouvriers non qualifiés. 625 intentions d’embauche d’ouvrier qualifié ont également été relevées dans l’enquête Besoin de main-d’œuvre 2007.
- 4 862 Comme le nombre de déclarations d’embauche enregistrées par l’Urssaf du Sud-Finistère dans l’agroalimentaire, entre juillet 2005 et juillet 2006. Sur cette période, ce secteur arrive en 5e position derrière l’hôtellerie, la santé et l’action sociale, les activités récréatives et le commerce de détail. (Source : Alef Cornouaille).
- 3 groupements d’employeurs ont été créés à l’initiative d’entreprises agroalimentaires en Finistère. Ils sont situés à Landivisiau, Carhaix et Quimper.
Ces phénomènes ont des conséquences sur l’emploi, souvent perçu comme flexible. Et Thierry Besse, directeur délégué de l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires d’expliquer :
« La grande distribution, principal client de l’agroalimentaire, fonctionne en flux tendus. Les entreprises n’ont donc pas ou peu de visibilité quant à leurs besoins de main-d’œuvre. Pour recruter et honorer leurs commandes, elles font appel aux agences d’intérim ».
Recrutements difficiles
La saisonnalité de certaines activités, comme la fumaison de poisson ou la fabrication industrielle de crêpes, rythme aussi le marché de l’emploi. En Bretagne, cette année, sur les quelque 6 300 intentions d’embauches d’ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires (IAA), plus de 2 600 sont liées à une activité saisonnière. C’est ce que révèle l’enquête régionale Besoin de main-d’œuvre 2007. L’étude montre aussi qu’un tiers de ces projets de recrutement, soit 1215, « sont déclarés difficiles ».
« Ce constat est valable à tous les niveaux », observe Jennifer Chevy, chargée de recrutement des apprentis de l’Institut de formation régional des IAA (Ifria Bretagne). « Les entreprises peinent à trouver des agents de maîtrise et des ouvriers qualifiés qui ont envie de faire carrière », poursuit-elle. Actuellement, il se produit la tendance inverse. « Les jeunes qui vont travailler dans l’agroalimentaire prennent ces emplois pour vivre ou pour avoir une première expérience professionnelle. Ensuite, ils s’en vont », rapporte Daniel Pédrono, directeur de la Mission locale de Morlaix. « C’est dommage, souligne Gérard Le Strat-Robier, directeur de l’Ifria Bretagne. Aujourd’hui, l’agroalimentaire est un secteur où il est possible de faire évoluer sa carrière. » Et de rester travailler en Finistère ou en Bretagne.
Enquête d'emploi n°5 - Mai 2007
Rolland Flippi recrute et forme
« Une des principales difficultés des entreprises agroalimentaires demeure l’intégration de salariés dans la durée », pointe Claude Sauvée, adjoint au directeur de l’ANPE de Morlaix. « Bien souvent, les offres d’emploi souffrent d’une faible attractivité parce que les postes à pourvoir sont peu ou pas qualifiés. »
Deux entreprises pour un temps plein
L’emploi du temps de ce salarié est bien ficelé. D’avril à septembre, il travaille à l’Aquacole d’Ouessant à Landerneau puis, le reste de l’année, à la Compagnie Artique (groupe Sill), implantée à Plabennec. L’intéressé est en CDI à temps plein et n’a qu’un seul employeur : Labour Kenta.
Une large diversité de métiers dans les industries agroalimentaires
Les industries agroalimentaires (IAA) couvrent une vaste palette de métiers, réunis au sein de différentes fonctions.
Les formations en agroalimentaire en Finistère
- BTS IAA au lycée Le Cleusmeur à Lesneven
- Le Bepa à la Maison familiale rurale de Ploudaniel
- Formation en alternance à l'Ifria Bretagne et l'UBO à Quimper
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