Vous êtes dans : Accueil > Economie > Dossier > La crise économique en Finistère > Quelles réactions face à la crise ?
Quelles réactions face à la crise ?
Il y a un an, le Finistère pouvait espérer passer sous la barre des 5 % de chômage. La crise a fait voler en éclats ces prévisions.
Du côté de Pôle emploi, on ne cache pas que les temps sont durs. Même si la crise a « comme à l’habitude mis plus de temps à impacter le marché de l’emploi en Finistère et que le département demeure, malgré tout, le moins fortement touché en Bretagne », rappelle Alain Madec, directeur territorial de Pôle emploi. Les chiffres confortent cette analyse : si le nombre de demandeurs d’emploi a crû, en un an de 12,5 % en Finistère, l’augmentation a été de 18,6 % en Côtes d’Armor, et même de 19,2 % en Ille et Vilaine.
En chiffres
- 29 387 demandeurs d’emplois ont été recensés fin janvier 2009 dans le département. Le taux de chômage s’établissait à 7,3 %. La progression se situe à hauteur de 12,5 % en un an.
- 112 215 heures de chômage partiel ont été comptabilisées par la Direction départementale du travail en février dernier. La moitié de ce volume horaire concernait l’équipementier automobile Livbag.
- 66 dépôts de bilan ont été enregistrés en janvier et février derniers par le tribunal de commerce de Brest. La juridiction de Quimper en annonce 59 sur la même période.
Pas de quoi pavoiser pour autant : « Nous disposons de plusieurs indicateurs que nous croisons et qui permettent d’affirmer que les effets de la crise sont bien là », admet ainsi Dominique Poulaille, directeur territorial délégué de Pôle emploi. Le paiement des cotisations aux ex-Assedic en fait partie : « Quand les entreprises connaissent leurs premières difficultés de trésorerie, elles demandent des délais de paiement. Cette situation se retrouve aujourd’hui dans trois grands secteurs : l’immobilier, l’hôtellerie-restauration et la construction », indique Alain Madec.
En parallèle, les causes d’inscription des demandeurs d’emploi donnent, elles aussi, de précieux indicateurs sur la santé économique locale :
« Nous avons enregistré, en janvier, une hausse de 31 % des inscriptions suite à un licenciement économique, et de 17 % suite à la fin de missions d’intérim », note Dominique Poulaille.
Les offres d’emploi viennent enfin fermer la marche, avec des baisses, en un an, de 26 % sur Brest, 28 % sur Morlaix… Ou 50 % sur Carhaix et Douarnenez. Dernière certitude : « La précarisation des offres : les contrats disponibles sont de courte durée. Ce qui augmente nos difficultés d’intervention, les demandeurs d’emploi ne réussissant plus à s’insérer dans l’emploi durable », souligne Dominique Poulaille.
Anticiper la reprise
Sombre tableau, face auquel les professionnels de l’emploi veulent malgré tout faire contre mauvaise fortune bon cœur. À Pôle emploi, on veut croire aux mesures du plan de relance : « La baisse de la TVA dans la restauration peut faire repartir le secteur. Ce qui serait créateur d’emplois dans un département à fort potentiel touristique. D’ailleurs, on table aussi sur une belle saison », affirme Dominique Poulaille. Autre facteur d’optimisme : les grands chantiers qui s’annoncent sur Brest : « Nous avons déjà commencé à travailler sur les formations dont auront besoin les entreprises qui travailleront sur le chantier du tram, de façon à pouvoir proposer des gens formés au bon moment. » L’augmentation prévue des contrats aidés dans le secteur non-marchand aidera aussi.
Enquête d'emploi n°22 - Avril 2009
Une économie au ralenti
Le pire est peut-être à venir… En mars, plusieurs signes de la situation économique du département n’incitaient pas vraiment à l’optimisme. Le recours à l’intérim, on le sait, a déjà fondu. Les inquiétudes portent à présent sur les salariés en poste.
L’État ouvre sa boîte à outils
Le plan de relance du gouvernement et ses 1 000 projets doivent donner une nouvelle impulsion à l’économie. D’autres mesures, moins visibles, doivent inciter les collectivités à investir et les petites entreprises à embaucher.
Le Conseil général anticipe pour 4,5 millions d’euros de travaux
Des chantiers supplémentaires seront engagés cette année par le Département pour donner de l’activité aux entreprises locales et les aider à mieux traverser la crise.
BMO joue le jeu de la relance
Symbolique mais pas que. En s’engageant dans le plan de relance de l’économie lancé par l’État en fin d’année dernière, Brest métropole océane met près de 4 millions d’euros sur la table pour donner un coup de pouce à l’économie locale.
Brest métropole habitat fait tourner la sphère du BTP
Du côté de Brest métropole habitat (BMH), l’horizon demeure pour l’heure dégagé. Cette année et dans les années à venir, sans aucun doute, l’activité de construction de logements neufs et de réhabilitation du parc existant demeurera plus que soutenue.
Commentaires
- La Marine nationale recrute 3 500 jeunes
- Embauches au Crédit agricole du Finistère
- 35 postes d'enseignants du premier et second degrés à pourvoir sur la totalité du réseau Diwan (Bretagne historique et Paris).
- Formation SSIAP3 Chef de service Sécurité Incendie et Assistance à Personnes
- SSIAP2 ched d'équipe Service de Sécurité Incendie et Assistance à Personnes
- Pré professionnalisation aux métiers de l' animation socio-culturelle et sportive
OFFRE DECOUVERTE de l'Hebdo
3 semaines de lecture gratuite
En savoir plus
