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Les structures d’insertion en permanente adaptation

Accompagnement social, formation, insertion par l’activité économique… plusieurs dispositifs s’adressent aux bénéficiaires des minima sociaux du Pays de Morlaix pour les aider à retrouver le chemin vers l’emploi. Le Conseil général du Finistère évalue chaque année leur pertinence pour adapter les actions d’insertion aux besoins.

À la fin du mois de janvier, 1756 habitants du Pays de Morlaix percevaient le RMI. « Ce public est ici très souvent constitué de cinquantenaires qui ont dû subir un licenciement économique ou de personnes qui ont des problèmes de santé incompatibles avec des secteurs d’activités omniprésents sur le territoire, comme l’agriculture ou l’agroalimentaire », note Maïwen Plouzen, responsable d’exploitation de l’entreprise d’insertion Erina. « Leur nombre est en légère baisse. Mais, la proportion par rapport à la population est plus importante ici qu’ailleurs », complète Mélanie Amédro, coordinatrice du Comité de pays de lutte contre les exclusions (Conseil général), une instance partenariale qui œuvre pour la mise en place de réponses adaptées pour faciliter l’insertion des bénéficiaires de minima sociaux.

Ces réponses couvrent trois domaines d’intervention : la lutte contre les exclusions (ateliers à vocation sociale), l’aide à la mobilité et les actions d’insertion professionnelle (formations, chantiers et entreprises d’insertion, Plie. « Nous essayons de faire coller l’offre aux besoins, explique Mélanie Amédro. Actuellement, certaines actions ne trouvent pas leur public, d’autres sont trop limitées géographiquement et des secteurs d’activités ne sont pas exploités.»

Plusieurs pistes vont être explorées cette année par le Conseil général pour modifier cette donne.

« Nous allons développer des aides à la mobilité car nous constatons que cette question de l’accès aux moyens de transport est centrale dans le Pays de Morlaix », annonce la coordinatrice.

La création de nouveaux chantiers d’insertion est également à l’étude : ils pourraient concernés les secteurs du bâtiment, des services à la personne et de l’hôtellerie-restauration.

Deux projets de formation devraient par ailleurs être financés : celui de la Scop Kejal qui vise à accompagner les créateurs d’activités économiques sociales et solidaires et celui de l’association Niger-Breizh qui doit former des allocataires du RMI à la maçonnerie avant un séjour au Niger pour participer là-bas à un chantier.

Enquête d’emploi n°12 – Avril 2008

 

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